22 Av 5780‎ | 12 août 2020

Juste avant la vague terroriste actuelle Les incitations palestiniennes au meurtre contre les Israéliens se sont intensifiées

Palestinian President Mahmoud Abbas gestures as he speaks during a ceremony marking the 14th anniversary of the death of late Palestinian leader Yasser Arafat in Ramallah, in the occupied West Bank November 11, 2018. REUTERS/Mohamad Torokman - RC1808CCE800

Un rapport publié le 17 décembre par le ministère israélien des Affaires stratégiques montre que les leaders de l’Autorité palestinienne (AP) et du Hamas ont battu ces deux derniers mois leurs records d’appels à la violence contre Israël. Bien que les thèmes anti-israéliens et anti-judaïques mentionnés dans ce
document ne soient pas nouveaux, son principal intérêt tient aux nombreux exemples qu’il recense de discours publics prononcés par des officiels des principaux mouvements palestiniens lors des deux mois ayant précédé la série d’attentats de la semaine dernière en Judée-Samarie. Et ce, à l’occasion de meetings politiques, de rassemblements populaires ou même d’évènements « culturels » diffusés par les médias palestiniens. Ainsi, le 18 novembre dernier lors de sa rencontre avec la mère et le frère de Karim Yunis, un Arabe israélien actuellement en prison et membre du Comité central du Fatah impliqué en 1980 dans le rapt et l’assassinat d’Abraham Bromberg, le président de l’AP Mahmoud Abbas a débordé de paroles de soutien et même d’affection vantant « les héros du peuple palestinien enfermés dans les prisons israéliennes » Une glorification permanente des
terroristes emprisonnés Il faut dire qu’un peu plus tôt, Abbas s’était adressé courant octobre au Comité central de l’OLP en déclarant : « Nous maintiendrons coûte que coûte les salaires versés à nos prisonniers, nos blessés et aux familles de nos martyrs ! Tout le monde fait actuellement pression sur nous pour stopper ces paiements, mais nous tiendrons bon ! Nous devons tous les rétribuer et même s’il ne devait rester dans nos mains qu’une seule petite pièce, il faudrait la donner à ces martyrs et à personne d’autre… ». Des propos semblables ont aussi été tenus par Saëb Erekat, négociateur en chef de l’AP et membre du Comité exécutif de l’OLP, et par le ministre de l’Education de l’AP, Tzabari ZaId, lors d’une réception en l’honneur de plusieurs terroristes libérés de prison. Suite à quoi la télévision de l’AP a diffusé plusieurs fois le même reportage montrant Zaïd en visite avec ces prisonniers dans des jardins d’enfants de Ramallah…Un front uni Hamas-AP contre Israël Elément nouveau signalé par ce rapport, documents et exemples à l’appui : le fait assez notable voulant que le Hamas et l’AP aient ensemble surmonté leurs rivalités traditionnelles pour intensifier leurs attaques contre Israël. « Le Hamas n’est pas une organisation terroriste. Il combat pour une juste cause, tout comme les autres mouvements de libération, devait ainsi affirmer au début décembre Abbas Zaki, membre du Comité central du Fatah (le principal courant au sein de l’OLP). Chaque peuple subissant une occupation a le droit d’agir par tous les moyens pour sa résistance. Le Fatah et le Hamas sont en fait dans le même bateau dans leur lutte commune contre Israël. Il est essentiel que l’occupation soit sanctionnée au travers de la résistance populaire, des boycotts et des tribunaux internationaux ». Quant au Hamas, il a lancé depuis deux mois une campagne d’affiches et de vidéoclips sur les réseaux sociaux sur le thème « Tuez des israéliens chaque mois ! Car la Résistance paye ». On y voit des hommes masqués avec du sang juif sur leurs mains,
l’un des commentaires de ces clips scandant le slogan : « Les héros de la région de Ramallah ont à nouveau lancé une Intifada ! ».
A noter aussi que l’un des messages récurrents diffusés par le Hamas et l’AP, c’est leur opposition commune à la normalisation en cours entre Israël et certains Etats arabes sunnites. « Ceux qui pactisent avec l’occupation doivent être brûlés ensemble avec les singes et les cochons que sont les
Juifs anéantis par Dieu lui-même !, a ainsi déclaré le 5 novembre Ismaïl Radjual, un officiel du Hamas de Gaza. Les Juifs et les sionistes sont nos ennemis et les ennemis de la nation arabe et islamique ! ».
Richard Darmon