14 Kislev 5781‎ | 30 novembre 2020

Supplément Torani : La joie des Mitsvot

Rav Yé’hiel Brand

La parachat Ki Tavo annonce aux juifs qu’ils partiraient en exil s’ils n’appliquaient pas les mitsvot : « Toutes ces malédictions viendront sur toi, elles te poursuivront et seront ton partage jusqu’à ce que tu sois détruit, parce que tu n’auras pas obéi à la voix de D.ieu, parce que tu n’auras pas observé Ses commandements et Ses lois qu’Il te prescrit… Pour n’avoir pas, au milieu de l’abondance de toutes choses, servi D.ieu avec joie et de bon cœur » (Devarim 28, 45-47).

Ce verset semble se contredire : dans un premier temps, il indique qu’ils seraient châtiés pour avoir arrêté la pratique des mitsvot, et à la fin, il souligne qu’ils mériteraient d’être punis pour les avoir pratiquées sans joie et bonheur, ce qui sous-entend qu’ils les continueraient de les pratiquer ! D’ailleurs, il nous semble excessif qu’ils aient à subir les affres de l’exil uniquement par manque de joie et de bon cœur !

Une Torah chaque jour nouvelle

Pour comprendre ce thème, prenons en compte le fait que l’homme par nature désire les choses agréables. Il est attiré par les biens matériels, les nourritures raffinées et autres plaisirs séculiers. Mais plus que ceux-ci, il désire connaître l’Intelligence suprême qui régit le monde, et il se réjouit en en saisissant ne serait-ce qu’une infime partie (Rambam Yessodé Hatorah 2, 2). Au-dessus de tout se trouvent la Torah et la sagesse que contiennent ses récits et ses commandements. Leur étude – aussi bien dans la Torah écrite que dans la tradition orale – conduit l’homme à l’extase. L’accomplissement des mitsvot, que ce soit vis-àvis des hommes ou vis-à-vis de D.ieu, remplissent l’individu d’un bonheur incommensurable, comme disait le roi David : « Je me réjouis de Ta parole comme celui qui trouve un grand butin » (Tehilim 119, 164), et le roi Chlomo renchérissait : « Les grandes eaux

[les biens de ce monde]

ne peuvent éteindre l’amour [envers D-ieu et Ses mitsvot], et les fleuves ne le submergeraient pas. Quand un homme proposera [à son ami qui aime D.ieu et Sa Torah] tous les biens en échange de cet amour, il ne s’attirerait que le mépris » (Chir Hachirim 8, 7).

S’agissant des biens matériels, ce sont particulièrement les choses nouvelles qui attirent et réjouissent les hommes. Et ainsi en est-il des sagesses : ce sont particulièrement les nouvelles connaissances qui sont les plus appréciées. La Torah demande donc qu’on ne la considère pas comme une Loi ancienne. Au contraire, « elle sera aux yeux de l’homme comme si elle avait été donnée le jour même » : « Aujourd’hui, D.ieu te commande de mettre en pratique ces Lois et ces Ordonnances ; tu les observeras et tu les mettras en pratique de tout ton cœur et de toute ton âme » (Dévarim 26, 16). « Israël, sois attentif et écoute ! Aujourd’hui, tu es devenu le peuple de D.ieu, Tu obéiras à la voix de D.ieu et tu mettras en pratique Ses commandements et Ses lois que je te prescris aujourd’hui » (Dévarim 27, 9-10). Afin de ressentir la joie des découvertes dans la Torah, il nous incombe de la lire comme si nous ne l’avions jamais étudiée auparavant (Hovat Halevavot, Chaar ‘Hechbon Hanéfech) ! De cette manière, nous pouvons espérer que D.ieu réponde favorablement à notre requête journalière : « Rends agréables les paroles de Ta Torah dans notre bouche ! » En revanche, pour celui qui n’apprécie pas les mitsvot et qui les pratique machinalement, sa nature primaire l’attirera vers les goûts des biens séculiers, et particulièrement vers les plus intenses, ceux qui sont interdits…

Accepter sereinement les épreuves

On raconte qu’un homme vint trouver rav Moché Feinstein en pleurant, parce que son fils transgressait le Chabbat. Il s’en étonnait particulièrement, car lui-même avait plusieurs fois refusé des propositions financièrement intéressantes, car le travail impliquait la transgression du Chabbat. L’étonnement de ce monsieur était d’autant plus grand que son proche ami, qui vivait dans les mêmes conditions, voyait tous ses enfants rester religieux. Le rav, qui connaissait les deux familles, répondit alors : « Ton ami, après avoir renoncé au travail de Chabbat, s’est trouvé dans l’incapacité d’honorer le loyer de son appartement. Et lorsqu’il a ouvert une lettre lui annonçant la résiliation de la location, il a dansé et chanté pour le grand mérite qu’il venait d’acquérir. Toi en revanche, tu disais à ton fils en pleurant : “Regarde quel sacrifice j’accepte en l’honneur du Chabbat !…” »

Dès lors, les difficultés relevées au sujet du verset cité plus haut sont résolues : certes, les juifs n’iraient en exil que s’ils venaient à abandonner la pratique des mitsvot. Cependant, la Torah les avertit que s’ils ne se réjouissent pas de son application, ils risqueront de l’abandonner…

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