15 Tishri 5780‎ | 14 octobre 2019

Emmanuel Macron, au cimetière de Quatzenheim

French President Emmanuel Macron looks at a grave vandalised with a swastika during a visit at the Jewish cemetery in Quatzenheim, France February 19, 2019. Frederick Florin/Pool via REUTERS - RC15AEAE7DB0

« L’antisémitisme est la négation de la France » On croyait, avec les insultes
proférées samedi contre Alain Finkielkraut par des Gilets Jaunes, soit islamistes soit haineux, soit les deux, avoir touché le fond. Et l’on se préparait mardi au sein de la communauté juive à cette manifestation républicaine initiée par le parti socialiste mais controversée qui devait défiler de la Bastille à la République, lorsque l’on a appris la profanation, une de plus, de 90 tombes dans le cimetière juif de Quatzenheim près de Strasbourg. Des croix gammées ont été badigeonnées sur les tombes. Soucieux de participer à cette journée de « résistance » contre le fléau antisémite, le président de la République Emmanuel Macron avait prévu, à l’origine, de se rendre en fin d’après-midi au Mémorial de la Shoah en compagnie des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, pour une visite hautement symbolique. Sans hésiter, il a donc modifié son emploi du temps pour se rendre dès le début d’après-midi dans ce petit cimetière juif meurtri. Accompagné du grand rabbin de France Haïm Korsia, le président Macron, portant une kippa, s’est recueilli sur l’une des tombes et a écouté le kaddich avant de déposer, comme le veut la tradition une pierre sur l’une des tombes profanées : « Ceux qui ont fait cela ne sont pas dignes de
la République. L’antisémitisme est la négation de la France », a déclaré Emmanuel Macron avant de promettre de punir les coupables. Pour le président, « cette situation est un échec, notre échec, et elle nécessite de prendre des actes clairs et forts ». Le président est ensuite rentré à Paris.. D. H.