15 Adar II 5779‎ | 22 mars 2019

Le Igoud souffle sa première bougie

Fondé il y a exactement un an, le Igoud Bné Hayechivot a convié les jeunes ba’hourim (étudiants en kodech) francophones d’Israël à plusieurs soirées organisées en l’honneur de la fête de ‘Hanoucca. Trois soirées organisées, trois types de public conviés.                                                                            Dimanche soir, pour l’allumage de la première bougie de ‘Hanoucca se réunissaient les ba’hourim français des yéchivot guedolot (18 ans et plus) d’Israël. Une date qui ne fut pas choisie au hasard, coïncidant entre autres avec le yarzheit (anniversaire de la mort) du Roch yechiva Rav Aharon Steinman zatsal, dont le lien avec la communauté française d’Israël et d’ailleurs ne pouvait manquer d’être mentionné. Rav Steinman, qui s’attela à plusieurs reprises à renforcer et encourager spirituellement la communauté française, fut évoqué par nul autre que son fils Rav Shraga Steinman Shlita, venu en personne assister à cet événement de grande  ampleur. Rav Shraga Steinman, s’adressant directement aux étudiants des yéchivot, leur rappela l’importance que conférait leur étude aux yeux des Guedolim d’Israël. Rendant hommage à leurs efforts, Rav Steinman rappela que cette étude, bien qu’accompagnée de difficultés et d’efforts, leur permettra de s’épanouir plus que jamais dans le chemin de la Torah. C’est avec de nombreux voeux de réussite pour l’organisation Igoud Bné
Hayechivot que Rav Steinman conclut son discours. Dans la suite de la soirée, afin de bien rendre compte de la relation particulière qui unissait Rav Steinman et le judaïsme français, fut projeté un film inédit relatant les diverses rencontres entre Rav Steinman et les rabbanim français lors de ses nombreux voyages en France. Enfin un symposium vint conclure une soirée déjà réussie en invitant trois invités de marque à donner leur avis sur le thème « Qu’a apporté Rav Steinman au judaïsme français, en France mais aussi en Israël ». Chacun des intervenants du symposium faisait partie de l’entourage proche du Rav, et fut ainsi le témoin privilégié de l’existence d’une relation réelle entre le rav Steinman et la communauté française. Nous citerons notamment le Rav Yaakov Dourmachkin, roch yeshiva de l’institution Or’hot Yaakov, yéchiva dans laquelle Rav Steinman se déplaçait en personne afin de donner un chiour à une trentaine de ba’hourim français ; mais encore le rav Isser Chouv et le docteur Yossef Hardy, tous deux proches de Rav Steinman au quotidien au cours de ces dernières années. Jeudi soir, c’est une seconde soirée qu’organisait le Igoud Bné Hayechivot, visant cette fois-ci un public plus jeune, celui des Yechivot Ketanot (14-17 ans) des familles francophones de Jérusalem. Si la présence d’un orchestre de cinq musiciens contribue grandement à animer un événement, c’est surtout la participation exceptionnelle du Gaon Rav Binyamin Finkel qui sera retenue de cette soirée, qui elle-aussi consacra un moment à la mémoire de Rav Steinman zatsal. Ainsi, c’est dans une ambiance de joie et d’unité que fêtèrent ces adolescents l’allumage de la 5e bougie de ‘Hanoucca. Enfin dimanche soir, l’ultime bougie de ‘Hanoucca rassembla dans les salons Tamir à Yérouchalayim un si grand nombre de ba’houré yéchivot qu’elle laissa dehors plusieurs personnes venues trop tard assister à l’événement. En quoi cette nuit fut-elle différente des autres nuits ? Cette soirée, consacrée aux ba’houré yechivot israéliens cette fois, avait pour but de féliciter les étudiants ayant rédigé avec sérieux leur ‘habourot, fascicule contenant les rapports de leur étude quotidienne. A chacun des participants fut offert un livre de Rav Steinman, ceci afin de récompenser le travail des étudiants les plus rigoureux d’Israël. Un des moments phare de cette soirée fut la tribune d’honneur réservée au judaïsme français représenté par le Rav Yéhouda Tolédano, roch yéchivat
‘Hazon Baroukh et rav des institutions Merkaz Hatorah du Raincy, venu spécialement de France pour l’événement. A lui se joignirent d’ailleurs nombre de ba’hourim ayant voyagé depuis la France afin de saisir cette main tendue entre ba’hourim francais et israéliens. Un projet en inspirant un autre, un rendezvous est prévu cette fois-ci en France aux alentours de Nissan, dont le but sera de mettre à l’honneur les ba’hourim français fêtant la fin d’étude d’un traité de Michna, ou la clôture d’une ‘haboura rédigée avec diligence.