8 Kislev 5781‎ | 24 novembre 2020

Polémique en Israël autour de la visite du vice Premier ministre italien Mattéo Salvini

Mattéo Salvini est un fervent partisan de l’Etat d’Israël et un combattant actif dans la lutte contre l’antisémitisme. Pourtant sa visite officielle à Jérusalem cette semaine mardi a suscité de vifs débats. Et pour cause : Salvini est aussi leader de la Ligue, le parti ultra nationaliste italien et un admirateur du père du fascisme italien Benito Mussolini. Explications.          « Je n’ai pas l’intention de me justifier à chaque fois que je me rends en Israël », a déclaré le ministre de l’Intérieur et vice Premier ministre italien Mattéo Salvini ce lundi à la veille de sa première visite officielle dans l’Etat hébreu. Ce faisant Salvini entendait répondre à ceux qui en Israël ont
émis de vives critiques à son égard. Rarement en effet, la visite d’un dirigeant italien aura provoqué autant de polémique. Il y a d’un côté ceux qui la déplorent et la condamnent, et de l’autre, ceux qui la cautionnent et la comprennent. Ceux qui la déplorent comme Tamar Zanberg, la présidente du Meretz (extrême-gauche) avancent que Salvini, aujourd’hui leader de la Ligue (l’ancienne Ligue du Nord) est un fasciste, xénophobe, hostile à l’immigration en Italie de réfugiés du monde arabe et qui plus est, c’est un ami de Marine Le Pen ! Ceux-ci rappellent que celui que l’on appelle le Capitaine, est un admirateur avoué du Duce, le leader fasciste Benito Mussolini allié d’Hitler, et que son parti, la Ligue, est truffé de néo-fascistes et néo-nazis italiens. Et puis il y a ceux qui, a contrario, cautionnent cette visite, et à l’instar de Binyamin Nétanyaou, Ayelet
Shaked et Guilad Ardan, préfèrent voir la moitié du verre plein : tout en se démarquant de certaines des déclarations de Salvini, ils mettent en exergue le fait qu’il s’agit d’un ami inconditionnel, et de longue date, d’Israël. Ils insistent le fait qu’il a ratifié la convention de lutte contre l’antisémitisme en Europe et qu’il en est même l’un des principaux catalyseurs. Et ils soulignent que Salvini affirme à qui veut l’entendre (et ils ne sont pas nombreux) que la résurgence de l’antisémitisme en Europe est directement
liée au renforcement de l’islam intégriste sur le Vieux Continent ! Le professeur Emmanuel Navon, de l’université de Tel Aviv et de l’Institut de Jérusalem pour les Etudes Stratégiques appartient résolument à la seconde catégorie et il ne s’en cache pas : « La politique étrangère n’est pas une leçon de bonne conduite. Souvent les dirigeants israéliens doivent trouver un équilibre entre l’intérêt de la Nation et le respect des valeurs morales qui leur sont chers… Aujourd’hui Israël aspire à développer des relations privilégiées avec les gouvernements d’Europe de l’Est comme le gouvernement nationaliste de Victor Urban mais aussi avec l’Italie parce que cela va dans le sens de son intérêt national. Preuve en est : grâce à ces
relations étroites, la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque ont fait torpiller une résolution européenne contre le transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel Aviv à Jérusalem. Avec l’Italie, nous avons des intérêts commerciaux en particulier autour de l’acheminent de gaz des plates formes israéliennes vers l’Europe. Nous avons signé un accord avec les Italiens, la Grèce et Chypre à ce propos, et cet accord est dénoncé par l’Espagne qui produit également beaucoup de gaz. Il s’agit donc de défendre
les intérêts d’Israël sans pour autant renoncer à nos valeurs ». Parmi les Israéliens qui critiquent la visite de Salvini, certains mettent en avant une certaine incohérence de la position israélienne envers les personnalités de la Droite ultra-nationaliste européenne et ils se demandent pourquoi Israël accueille-t-il chaleureusement Mattéo Salvini alors qu’il continue à boycotter Marine Le Pen. A cette question, Emmanuel Navon avance une première réponse : « Parce que Salvini est vice Premier ministre italien. Si un jour Marine Le Pen devait devenir présidente de la République, les dirigeants israéliens ne pourraient pas faire autrement que de l’accueillir ». A cette question, Daniel Gal ancien consul général d’Israël à Milan apporte une autre réponse : « Parce que, contrairement à Salvini, Marine le Pen n’a jamais véritablement clamé son soutien à Israël ». Quant au président Rivlin il semble avoir opté pour l’abstention en affirmant qu’il n’avait pas
trouvé dans son planning chargé, le temps de rencontrer Salvini…        Daniel Haïk

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