4 Adar 5778‎ | 19 février 2018

Salon itinérant Orient-à-Sion – Jeunes olim : des offres plus variées que jamais !

Une cinquantaine d’émissaires israéliens rencontrent ces jours-ci les seize/trente-et-un ans français, sous la houlette de l’Agence juive, pour des programmes concoctés aux petits oignons et… sur mesure.

 

Le salon Orient-à-Sion se tient ces jours-ci pour la neuvième année consécutive. Organisé par l’antenne française de l’Agence juive et destiné aux seize/trente-et-un ans (âge limite pour bénéficier des fameux programmes Massa pour la jeunesse), il s’est déroulé tour à tour à Marseille, Lyon et Strasbourg les 4, 5 et 8 février et prendra place le dimanche 11 février, de 10 heures à 18 heures, à l’Espace Charenton de Paris (12e). Mille cinq cents personnes y sont attendues mais, au total, le directeur de l’Agence a prévu une fréquentation globale de trois mille cinq cents candidats à l’alya et membres de leurs familles dans les villes visitées et les dix lycées juifs, précise Daniel Benhaïm, « où une cinquantaine de représentants israéliens se rendent aussi pour des mini-salons » pendant cette semaine décisive dans le calendrier hexagonal de la Sokhnout.

Ces émissaires sont issus des institutions israéliennes en lien avec le processus d’intégration. Beaucoup sont chargés de « vendre » tel ou tel programme Massa. Il en existe plus d’une quarantaine, dédiés aux Français, contre deux ou trois seulement au cours des décennies antérieures. C’est un pas en avant prometteur et la diversification devrait se poursuivre. En effet, « les jeunes sont par nature hésitants, remarque Daniel Benhaïm. C’est l’âge où l’on explore des voies différentes, parfois contradictoires. Ce manque d’assurance – qui correspond également à une grande ouverture d’esprit -, il faut l’accompagner, nous y adapter et non le brider. Ainsi, nous répondrons aux attentes fluctuantes de chacun et donnerons un sens à l’alyah en la rendant plus douce. Une intégration à la carte, en quelque sorte ».

S’agissant des adolescents, les lycées français se sont multipliés en Eretz : ils sont six à présent et accueillent environ deux cent cinquante élèves. Diversification encore : on trouve désormais des établissements secondaires de ce type où le kodech est hautement privilégié, ce qui n’était pas le cas auparavant. De même, les classes préparatoires religieuses à l’entrée dans le monde académique ou la vie active en Israël (mekhinot toraniot), autrefois embryonnaires, sont majoritaires aujourd’hui. Elles reçoivent autour de cinq cents inscrits par an, deux fois plus qu’en 2010/2012. Les mekhinot classiques, situées sur les campus universitaires, en comptent trois à quatre cents.

Diversification toujours : pour les non diplômés, les formations professionnelles gratuites auxquelles tous les olim peuvent prétendre sont de plus en plus prisées par les Français. Un phénomène nouveau, encouragé par la mobilisation du ministère de l’Alyah et de l’Intégration et par celle de sociétés privées qui financent certains cursus et s’engagent à embaucher les apprentis par la suite, sur un modèle qui a fait ses preuves ailleurs, en Allemagne par exemple.

Les titulaires parisiens d’une licence ou d’un master, eux, pourront s’entretenir dans les travées d’Orient-à-Sion avec des experts « stagerim », proposant – comme leur nom l’indique – des stages en entreprises, pour la plupart dans l’agglomération de Tel-Aviv.
Enfin, il faut rappeler que l’accord intervenu en 2015 entre le Consistoire et l’Organisation sioniste mondiale (OSM) pour la création d’oulpanim dans les synagogues a été doublé d’un partenariat avec des mouvements de jeunesse et associations estudiantines. On peut dorénavant y apprendre l’hébreu, entre garçons et/ou filles du même âge, à moindres frais.

Axel Gantz

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