5 Shevat 5778‎ | 21 janvier 2018

La violence domestique et ses causes

Amir, un mari et papa violent, a été reconnu coupable de violences domestiques par le Tribunal. Toutefois, c’est dans un centre de prise en charge psychiatrique, une alternative à la prison, qu’il purge sa peine. Ce centre, situé à Béer Shéva et l’un des deux seuls du pays avec celui d’Herzliya, est destiné à traiter les personnes comme lui et à les soutenir psychologiquement, pour, peut-être un jour, sortir et retrouver leur liberté en même temps que leur famille. Il explique…

Un homme violent ne naît pas violent. Sa violence trouve sa source dans le fait qu’étant enfant, il a grandi dans un environnement de tension constante. Quand j’étais petit, je n’avais pas droit à l’erreur : tout mauvais comportement de ma part suscitait des remarques, reproches et très souvent, c’est mon père qui en venait aux mains. Aujourd’hui, je n’admets aucun « non ». De personne. La violence est, chez moi, la réponse systématique et automatique à tous les problèmes et impasses. Ces réactions ne sont évidemment pas conscientes : quand je suis contrarié, je perds le contrôle et la violence prend le dessus.

Ses proches ne peuvent lui rendre visite que deux fois par semaine.

Habituellement, à la fin du traitement, les hommes retournent avec leurs familles, et le centre continue à les accompagner pendant deux ans, tout en mettant en place un programme de traitement continu. Une étude des patients au centre montre que le taux d’hommes qui reviennent à la violence envers leurs proches à la fin du traitement, est plus faible que chez ceux qui étaient en prison durant cette même période.

Neïla Ifrah

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