3 Kislev 5778‎ | 21 novembre 2017

6ème Ya’htzeït du Rav Nathan Tsvi Finkel Zatsal

Né à Chicago (Etats-Unis) en 1943, il était l’arrière-petit-fils du Saba de Slabodka, dont il portait le nom. A 14 ans, il se rendit en Israël pour y passer quelques semaines à la Yéchivat Mir, dirigée alors par son grand-oncle, le Rav Eliezer Yéhouda Finkel. Cependant, il s’investit dans son étude avec un tel sérieux qu’il décida de ne pas quitter cette Yéchiva… celle qui allait devenir son projet de vie. En 1990, après le décès de Rav Binyamin Beynich Finkel, son beau-père, qui était à la tête de la Yéchiva, Rav Nathan Tsvi Finkel, prit la direction de cette institution. En dépit de la maladie de Parkinson qui l’avait touché dès 1988, et de la dystrophie musculaire qui le frappa plus tard, il se dévoua corps et âme pour le bon fonctionnement et le développement de Mir. Avec courage et détermination, il multiplia par 10 le nombre d’étudiants et, malgré son état de santé, il traversa mers et continents afin de récolter des fonds pour cet empire de Torah. Parallèlement à cette force de caractère et de cet idéalisme hors du commun, il avait un cœur en or et entretenait une relation paternelle avec ses élèves – il était d’ailleurs doté d’une mémoire phénoménale et se rappelait de milliers de noms de ba’hourim. Se souciant de leur bien-être, il veillait à ce que des repas copieux et abondants soient servis au quotidien, même lorsque la Yéchiva fut confrontée à de sérieux problèmes financiers. Pour lui, la Yéchivat Mir constituait une seule famille, et c’était primordial d’y faire régner l’unité et l’harmonie, bien que ses élèves fussent issus des quatre coins du monde.

Rav Israël Aryé Brand (fils du Rav Yé’hiel Brand), qui étudia avec lui en ‘Havrouta, témoigne : « Alors que nous étudiions en ‘Havrouta, un élève bouleversé vint informer le Rav d’une chose grave qui s’était produite, et qui portait atteinte au Rav et à l’honneur de la Yéchiva. « Que devons-nous faire ? Comment réagir ? », demanda-t-il. Mais le Rav l’observa, silencieux et souriant … L’élève réitéra sa question et Rav Finkel, avec son grand sourire, ne prononça pas un mot. Au bout de quelques minutes, l’interlocuteur saisit le message : il fallait accepter la situation en silence, avec le sourire et surtout… sans faire d’histoires ! ». Rav Nathan Tsvi était à la fois doté d’une Ahavat Torah et d’un amour du prochain sans bornes.

Il quitta ce monde le 11 ‘Hechvan 2011, et près de 100 000 personnes l’accompagnèrent à sa dernière demeure, y compris les Grands de la génération, dont Rav Elyachiv Zatsal et le Rav Aharon Leïb Steinmann Chlita.

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