3 Kislev 5778‎ | 21 novembre 2017

Le désespoir d’une mère en deuil

Depuis plusieurs semaines, les familles de victimes du terrorisme en colère manifestent devant la Knesset, se plaignant que le gouvernement n’investit toujours pas les moyens nécessaires à leur sécurité. Les membres du gouvernement Likoud ont réagi et les ont conviées à une réunion à la Knesset, lors de laquelle Binyamin Nétanyaou a promis de débloquer 200 millions de shekels, et plus encore dans les années à venir, pour développer les routes.

« Je comprends votre douleur, et je m’y associe, croyez bien que tout le nécessaire sera fait », a déclaré le Premier Ministre.

Clamant haut et fort que ce ne sont que des paroles en l’air, les parents endeuillés présents, dont la maman de la petite Adèle décédée en mars 2013 à l’âge de 4 ans sur la route, par des jets de pierres, se sont bruyamment indignés. En cause, le faible budget consacré à la protection des habitants de petits Yichouvim, qu’ils jugent largement insuffisant. Ils ont évoqué le massacre d’Itamar, dans lequel avait péri toute la famille Fogel, poignardée à mort sans qu’aucune force de l’ordre n’ait eu le temps d’intervenir, et celui de Halamish…

« Qu’attendez-vous pour réagir ?! Un autre désastre ?! », implorait la maman d’Adèle.

S’adressant directement au Premier ministre, tous ont réclamé à corps et à cri, un renforcement de la sécurité alentour et un éclairage nocturne suffisant pour les routes, car, disaient-ils, les efforts du gouvernement pour éviter que ces drames ne se reproduisent ne sont pas, loin s’en faut, à la hauteur.

Neïla Ifrah

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*