29 Tishri 5778‎ | 19 octobre 2017

La Téchouva, clé du passage entre Yom Kippour et Souccot – Grand rabbin Yossef ‘Haim Sitruk

 

5773 La coutume est de donner les kapparot aux pauvres, ou de les racheter par de l’argent qu’on remet aux pauvres (Choulhane Aroukh 605).

La veille de Kippour l’année dernière, Rav Kaniewsky a fait tourner trois fois

un poulet au-dessus de sa tête puis a donné de suite à Koupat Ha’ir la somme

correspondant à son prix. « Cet argent ira à la tsédaka de Koupat Ha’ir, et

nous, nous irons vers une longue vie et la paix » a-t-il dit explicitement.

de Rav ‘Haïm Kaniewsky la veille de Yom Kippour 5771

Pidyon Kapparot

03-908-80-97

LE mois de Tichri qui a débuté dans une forme d’austérité mitigée pendant la fête de Roch Hachana et s’est poursuivi durant les Dix Jours dits de Pénitence, va atteindre son paroxysme, durant la journée de Yom Kippour. Et immédiatement après, nous allons entrer dans la grande joie de Souccot qui nous guideravers un autre point culminant du mois, avec la célébration de Sim’hat Torah. Pour passer de Yom Kippour à Souccot, il n’existe qu’une seule clé véritable : celle de la Téchouva. Nous devons comprendre que ces jours de pénitence ont été l’occasion pour chaque être humain de faire le point avec lui-même et sur lui-même. Ils lui ont permis de se retrouver face à son Créateur et d’entreprendre les démarches qui lui feront mériter un supplément de vie. Cette prise de conscience doit remplir l’être humain d’une joie profonde, celle du devoir accompli.

Tout être qui a réalisé, durant cette courte période, ce que D.ieu attendait de lui devient un homme heureux capable de laisser éclater sa joie.

Durant la fête de Souccot et en particulier grâce à la Soucca, l’homme se trouve dans une réelle proximité avec D.ieu. Que l’on ne se méprenne pas : celui qui pénètre dans la Soucca ne participe à aucune gardenparty ! Faire cette démarche, peu après Yom Kippour, c’est avant tout reconnaître que le véritable bonheur peut se trouver dans la fragilité d’une baraque provisoire plutôt que dans une solide maison construite en béton armé. En pénétrant dans la Soucca et en s’imprégnant de son caractère provisoire, l’homme est donc invité par le Tout Puissant à rechercher d’autres critères de sécurité.

Nos sages soulignent que s’installer dans la Soucca, c’est entrer à l’ombre de la Che’hina, de la Présence Divine. La Soucca est la seule mitsva que l’on accomplit en permanence, même lorsque nous dormons, dans notre inconscient. Ce qui signifie que le volume même de la Soucca est en soi, un enseignement.

Et c’est ainsi que l’on pourrait affirmer qu’un jeûne de Yom Kippour réussi est une Soucca bien intégrée.

À l’issue des fêtes de Souccot, à Chemini Atséret, nous demandons la venue de la pluie et espérons que l’abondance puisse envahir le monde. Mais simultanément, nous brandissons fièrement les Sifré Torah et célébrons avec Sim’hat Torah la conclusion de ces fêtes de Tichri. Ce faisant, nous exprimons à Hachem notre désir de ressentir ce splendide parfum de la Torah, ce merveilleux cadeau qu’il nous a légué, à nos côtés durant toute l’année qui débute.

Peu à peu, les projecteurs des fêtes de Tichri vont s’éteindre. Celles-ci demeureront dans notre souvenir. Et pour être certains d’en avoir parfaitement compris l’enseignement, il serait souhaitable de le réitérer en introduisant, lorsque cela sera nécessaire, cette fameuse clé de la Téchouva, celle qui ouvre la porte de la Vie et qui lui donne un sens véritable.

Gmar ‘Hatima Tova et ‘Hag Saméa’h.

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