2 Tishri 5778‎ | 22 septembre 2017

« Maman…je m’ennuie ! »

Les grandes vacances n’ont fait que commencer mais cette phrase résonne déjà à vos oreilles. Pour nous, parents, Grâce à D.ieu, le travail ne manque pas et même durant les jours de congés, nous ne risquons pas de nous ennuyer mais essayons de nous mettre dans la peau de notre enfant.

Tout au long de l’année, sa journée est cadrée par son emploi-du-temps scolaire puis, une fois rentré à la maison, il doit réviser ses leçons et faire ses devoirs. Certes, en Israël, les enfants passent moins d’heures à l’école mais l’on tente au maximum de leur proposer des activités extra-scolaires après les cours. Par conséquent, l’enfant est pris en charge et n’a pas ou presque pas le temps de s’ennuyer. Ainsi, les enfants accumulent beaucoup de connaissances et suivent des programmes pédagogiques spécialement conçus à leur attention pour les instruire. Et lorsque ce n’est pas l’adulte qui les lui transmet, c’est souvent l’écran, sous tous ses formats, qui prend la relève ! L’enfant n’est-il pas comblé ?? Oui, mais… pas à 100 % si nous abordons la question sous un autre angle !

L’on apprend à l’enfant à lire, écrire, compter et à développer ses facultés intellectuelles mais est-ce que nous pensons à le guider pour qu’il sache prendre des initiatives pour jouer, créer, construire, imaginer… s’occuper seul sans qu’on ait à lui dicter quoi faire ? L’enfant est doté d’une certaine curiosité, il a plaisir à goûter, découvrir et faire ses propres expériences. Or, nous avons tendance à délaisser cette facette du développement naturel qui fait appel à ses dispositifs cognitifs et sentimentaux – au profit de son développement intellectuel. Un tel décalage, s’il est trop accentué, pourrait aboutir à une situation où une fillette de trois ans puisse connaître toutes les couleurs, repérer et nommer les formes géométriques mais sans pour autant savoir utiliser toutes ces données pour construire une maisonnette avec des légos ou tout autre jeu de construction. Et ceci ne serait pas dû à une difficulté motrice quelconque mais proviendrait du fait qu’on ne l’ait pas stimulée à le faire.

Comment y parvenir ?

En premier lieu, rappelons que ce processus commence dès les premiers mois de la vie du bébé : laissons-le découvrir les objets, les couleurs, les différentes textures, les bruits… de son environnement tout en veillant à ne l’exposer à aucun danger. Ainsi, par exemple, lorsqu’on lui présente une petite voiture, pour la première fois… ne nous précipitons pas à lui montrer comment la faire rouler. Offrons-lui ce plaisir de faire ses petites découvertes, d’essayer, d’expérimenter… Plus l’enfant sera habitué à passer par cette étape sans être forcément accompagné de directives et plus il sera confiant pour découvrir le monde qui l’entoure et être l’initiateur de nouveaux jeux.

Ensuite – et cette étape requiert certainement un effort de notre part – laissons place à l’erreur… même si celle-ci nous saute aux yeux, laissons l’enfant s’en rendre compte de lui-même. Par exemple, votre fils est en train d’associer deux pièces d’un puzzle et il est évident que cet assemblage est incorrect… faisons preuve de patience et attendons qu’il le réalise de par lui-même. De la sorte, il pourra acquérir confiance en lui et n’ira pas constamment solliciter l’aide de l’adulte pour qu’il joue avec lui et/ou lui explique le mode d’emploi …

Enfin, petits conseils pratiques : pensons à mettre à portée des enfants des tissus, objets, emballages pour leur donner l’occasion de développer leur imagination en créant des petites scènes, jouant à la marchande, fabriquer leur propre chef d’œuvre… et pourquoi ne pas construire ensemble une boîte à idées qui gardera précieusement les propositions d’activités élaborées par nos jeunes enfants ayant bien plus d’imagination que nous ?

 

 

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