2 Iyyar 5777‎ | 28 avril 2017

L’ONU désavoue l’une de ses commissions qui accusait Israël d’apartheid !

C’est le comble du ridicule : une commission des Nations unies composée uniquement de pays arabes a condamné Israël d’apartheid. Avant que le secrétaire général du Palais de Verre, Antonio Guteress ne mette le holà, et ne réclame le retrait du rapport accusateur…

Dans le discours qu’il avait prononcé, le 22 septembre dernier, du haut de la tribune de l’Assemblée Générale des Nations unies, Binyamin Nétanyaou avait fustigé le positionnement systématiquement anti-israélien de l’ONU et de ses filiales telles que l’UNESCO ou encore le tristement célèbre Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies. Mais il avait surtout insisté sur le fait que les choses étaient en train de changer en faveur d’Israël au sein de la Communauté internationale : « Lentement mais sûrement, les jours où les ambassadeurs de l’ONU condamneront par reflexe Israël, vont être révolus. Cela touche à sa fin… La guerre contre Israël à l’ONU s’achève. Je suis persuadé que dans un avenir proche, ce sera là une nouvelle réalité» avait dit Mr Nétanyaou ce jour-là. Eh bien, il semble que ces propos « prémonitoires » soient en passe de se concrétiser, ne serait-ce qu’en partie. Il suffit pour cela de constater le tollé général provoqué par la publication, la semaine dernière, d’un énième rapport anti-israélien de l’une des commissions les plus stupéfiantes de l’ONU.Jugez plutôt : la Commision Socio-économique de l’Asie occidentale (ESCWA) est une commission quasi-inconnue dont le siège est à… Beyrouth et qui est composée de 18 pays membres qui sont tous des pays arabes ! Cette commission a donc publié un rapport assimilant Israël à un État d’apartheid et a appelé la Cour pénale internationale de La Haye à s’impliquer dans les agissements des Israéliens. C’est de facto la première fois qu’une commission de l’ONU lance une telle accusation en direction d’Israël.La publication de ce rapport a placé le nouveau secrétaire général de l’ONU Antonio Guteress dans un profond embarras. Gutteres s’est, dans un premier temps publiquement démarqué de ses conclusions affirmant que ce rapport n’avait pas été rédigé en concertation avec les instances de l’ONU. Nikky Halley l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies n’a pas caché sa colère et a exigé l’annulation complète de ce rapport : « Il n’est pas surprenant qu’une telle propagande anti-israélienne figure dans le rapport d’une commission dont quasiment tous les membres n’ont pas de relation avec l’Etat hébreu », a déclaré Halley. Danny Danon l’ambassadeur d’Israël à l’ONU l’a bien évidemment condamné. Et finalement, en fin de semaine, le secrétaire général a demandé que le rapport soit retiré du site de l’ONU. A la suite de ce développement, la présidente de la Commission Asie, la Jordanienne Rima Hamaf, qui fait également office de sous-secrétaire générale des Nations unies, a été contrainte de présenter sa démission. A Jérusalem, on s’est félicité de cette dernière décision : « Il est grand temps que les représentants de l’ONU qui se montrent partiaux envers Israël payent le prix de leur positionnement. Nous espérons que l’ONU veillera à éviter de nouvelles prestations de ce type », a-t-on déclaré au ministère israélien des Affaires Etrangères.

Daniel Haïk

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