2 Iyyar 5777‎ | 28 avril 2017

Infirmière, métier à risques ?

View of the new Neonatal intensive care unit in the Shaare Zedek Medical Center in Jerusalem on February 24, 2014. Photo by Yonatan Sindel/Flash90

Le 14 mars, Tova Karero, une infirmière d’un dispensaire de Holon est morte après avoir été agressée par un patient de 78 ans, connu pour présenter  des  troubles  mentaux.  En  réaction  à  cet  incident, tous  les services de santé d’Israël ont décidé le lendemain de refuser l’accueil du  public  de  8h  à 10h. L’Association  des  médecins  de  famille  a exprimé  sa  stupéfaction  face  à  ce  premier  meurtre  d’un membre  du corps  médical  en  révélant  qu’« aucune  journée  ne  se  passe  sans  que des  actes  de violence  soient  rapportés,  surtout  dans  les  salles  d’urgence ».  Pendant  des  années,  les  autorités gouvernementales  ont refusé  de  prendre  en  compte  le  nombre  croissant  d’événements violents intervenus dans le secteur de la santé : de 2014 à 2016, 3000 cas de violence verbale ou physique ont été relevés dans les hôpitaux et  les  cliniques.  Ce  phénomène,  constaté  également  aux  Etats-Unis, profite de   l’indifférence   des   responsables   qui   pensent   que   « la violence  fait  partie  du  travail ». Pour l’ancienne  députée  (Kadima)  et gynécologue  Rachel  Adatta,  qui  fut  aussi  l’adjointe  du directeur  de l’hôpital  Shaaré Tzédek,  il  faut  « signaler  tous  les  événements  violents et définir une législation plus stricte ».

DAVID JORTNER

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