2 Iyyar 5777‎ | 28 avril 2017

Protégeons nos enfants des effets pervers de la technologie moderne !

Une enquête internationale, récemment menée par l’Organisation mondiale de la Santé, a placé Israël au premier rang dans la moyenne du nombre d’heures d’exposition à l’écran des enfants. Des chiffres alarmants, auxquels tout parent devrait être attentif.
En Israël, un enfant âgé de 11 à 15 ans passerait, en moyenne, plus de 4 heures par jour devant l’écran (ordinateur, tablette, smartphone…) et un jeune de 18 ans y passerait entre 7 et 9 heures par jour ! Ces chiffres alarmants sont l’occasion pour nous de rappeler pourquoi il est important de limiter l’exposition à l’écran. Voici les conclusions que Yona Presburger, président de lassociation Nétivé Réchet, a tirées de cette enquête. Tout d’abord, les enfants longtemps exposés à l’écran quotidiennement présentent des difficultés à s’endormir. En conséquence, ils risquent fort de souffrir d’un manque de sommeil qui, à terme, peut affaiblir le système immunitaire et générer indirectement des maladies. Par ailleurs, un manque chronique de sommeil est source de tension et entraîne chez l’enfant des failles au niveau de la concentration.
A titre d’exemple, le psychologue Dr Gaddy Lisk a rapporté le cas d’un enfant qui avait un comportement impulsif et agressif. Après un examen bref d’une journée type de cet enfant, il s’est avéré qu’après lécole, il passait de longues heures à jouer à des jeux vidéo. Le Dr Lisk a donc proposé aux parents de suivre un planning en vue de réduire progressivement le nombre d’heures consacrées à ce type de jeux. Le résultat a été assez impressionnant : en l’espace de trois semaines, parents et enseignants ont constaté une amélioration de l’attitude générale de l’enfant. Selon l’explication du Dr Lisk, l’exposition importante à l’écran et le fait d’avoir le regard figé sur des images défilant en toute vitesse (flash publicitaire ou jeu vidéo) engendrent une sécrétion importante de dopamine, laquelle peut causer des troubles du comportement.
En outre, le Dr Choulmaith Chekhter (directrice du Centre de conseil médical pour les jeunes à Haïfa) s’est entretenue avec de nombreux jeunes qui rencontrent des troubles de sommeil réguliers. Notamment mise en cause, leur mauvaise habitude d’aller au lit non dans une atmosphère calme et obscure, mais plutôt en tenant en main un téléphone, un ordinateur portable ou tout autre type dappareil « connecté ». Ces jeunes sont en état d’alerte constante, à l’affût d’un « bip », de la réception dun SMS ou d’un message WhatsApp…, si bien que leur esprit est loin d’être au calme pour assurer à leur corps un repos optimal. Toutefois, les troubles du sommeil et du comportement ne brossent pas encore le tableau complet des effets pervers dune exposition importante à lécran. Les chercheurs ont également constaté chez les enfants l’existence d’une corrélation directe entre l’usage démesuré du petit écran et l’hypertension. D’autre part, la réduction du temps accordé à l’activité physique – du fait des longues heures passées en position assise – peut entraîner une prise de poids et des douleurs de dos. Autres effets pervers relevés : maux de tête, problèmes de vue…
D’un point de vue scolaire, Yona Presburger fait remarquer que les résultats obtenus chez les élèves issus de pays où lon enseigne avec les méthodes d’apprentissage « traditionnelles » (comme au Japon), sans avoir recours à l’ordinateur, sont meilleurs que ceux obtenus chez les élèves qui s’instruisent par le biais des nouvelles technologies. En effet, celles-ci conduisent l’enfant à passer rapidement d’un sujet à l’autre et à enregistrer des données de façon superficielle. Elles ne l’invitent guère à prendre le temps de se concentrer, d’analyser ou d’approfondir un sujet donné. Donc, bien quelles permettent d’accumuler une quantité importante d’informations, celles-ci néquivalent tout de même pas à un apprentissage méthodique et structuré qui offre à l’enfant des connaissances solides. Enfin, rappelons que l’ère du « smartphone » a porté atteinte à la véritable communication, aux rapports sociaux et plus particulièrement, à la relation parents-enfant. Il n’est plus rare de vivre sous le même toit sans pour autant entretenir de conversations, puisque chacun est occupé à envoyer des SMS… Rav Avraham Halévy Ungreiss disait à ce sujet : « Si vous avez un sujet à aborder, ne le faites pas par téléphone. Discutez avec la personne en face à face, pour qu’elle puisse voir la bonté et la sincérité qui se dégagent de votre regard et qu’elle s’imprègne de la chaleur de votre sourire… »
Si l’écran peut parfois servir de « baby-sitter » et vous permettre de vaquer à vos occupations dans le calme, il ne pourra jamais remplacer la chaleur et l’affection que vous pouvez procurer à vos enfants – éléments indispensables à leur épanouissement et à leur bon développement !
Yokheved Levy

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