5 Av 5777‎ | 28 juillet 2017

Les mauvais résultats en maths des scolaires israéliens enfin expliqués

 

Au ministère de l’Education, on s’est beaucoup ému des mauvais résultats des élèves israéliens aux tests du PISA, un programme concocté par l’OCDE et qui mesure tous les 3 ans le niveau en maths, sciences et lecture d’élèves scolarisés ayant une moyenne d’âge de 15 ans. A ce test, auquel se sont soumis les scolaires de 72 pays représentant 90 % de l’économie mondiale, les jeunes Israéliens se sont positionnés en dessous des moyennes de l’OCDE. En sciences, ils arrivent à la 40e place, en maths à la 20e et en lecture au 37e rang. Suite à ces résultats – les plus bas de tous les pays développés – le Dr Noam Gruber, de l’institut israélien de recherche socioéconomique Shoresh, a diligenté une enquête. « C’était d’autant plus urgent que nombre de parents ont un bon niveau d’éducation, et qu’ils n’hésitent pas à dépenser beaucoup pour développer les possibilités de leurs enfants. » L’étude a démontré que le système scolaire israélien se caractérisait par une très faible discipline, surtout au niveau des grandes classes. Elle a constaté que le niveau moyen d’indiscipline d’une classe a un fort impact sur le rendement des élèves. Et que celui-ci croît à mesure que la taille des classes augmente. Dans son rapport, le Dr Gruber conclut qu’« élever le niveau de discipline dans les écoles israéliennes ferait monter de 20 à 25 points les résultats au PISA ».

Les conclusions de cette étude font écho à un autre rapport présenté par le Pr Nili Cohen, président de l’Académie israélienne des sciences et des humanités, au Comité scientifique et technologique de la Knesset. Dans ce document, le Pr Cohen relève que « davantage d’étudiants délaissent les études scientifiques pour des cursus conduisant à des métiers mieux payés. Cela se traduit par une diminution du nombre de doctorants d’année en année. Parallèlement, on constate que les dépenses en infrastructures scientifiques dans les universités, comme les laboratoires et les équipements, ont considérablement baissé. En 1980, Israël était le premier pays du monde par le nombre d’articles publiés dans les revues scientifiques. Aujourd’hui, nous ne sommes plus qu’à la 30e place. Nos avancées scientifiques dépendent désormais de recherches conduites dans d’autres pays. » DAVID JORTNER

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