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6 Nisan 5780‎ | 31 mars 2020

Supplément Torani : Chabbat Vayechev, Hanouka – la flamme entre D.ieu et Israel

Chlomo Messica

La fête de ‘Hanouka commémore principalement le miracle de la petite fiole d’huile restée pure après l’invasion grecque, et grâce à laquelle on put allumer le candélabre dans le Temple pendant huit jours consécutifs.

Le Talmud (Chabbat 21/b) relate les circonstances dans lesquelles ce miracle s’est produit : « Lorsque les Grecs sont entrés dans le sanctuaire du Temple, ils y ont souillé toute l’huile et l’ont rendu rituellement impure. Lorsque la dynastie des ‘Hachmonaïm est sortie victorieuse des Grecs, ses membres ont fouillé et trouvé un seul flacon d’huile intact portant le sceau du Cohen Gadol, une quantité suffisante pour un jour d’allumage. Un miracle s’est produit et ils ont pu allumer [le candélabre] pendant huit jours. L’année suivante, ils ont établi ces jours comme fêtes pour louer et rendre grâce à D.ieu. » Le Maharal (Ner Mitsva) s’interroge sur la pertinence de cette fête. En effet, il apparaît qu’à ‘Hanouka, le miracle qui s’est produit avec le candélabre consistait à permettre son allumage pendant huit jours avec une quantité minime d’huile. Or, généralement, nous avons l’obligation de louer et de remercier D.ieu quand un miracle a été accompli pour notre bienêtre, et grâce auquel nous avons été sauvés d’un danger. En revanche, les Sages n’établissent pas de jours de fête parce que nous avons eu l’opportunité d’accomplir une mitsva, même si cette opportunité s’est présentée à travers un miracle. Pourquoi donc cette célébration exceptionnelle ?

L’alliance de la circoncision : La Méguilat Antiokhous relate dans le détail l’histoire de ‘Hanouka, en révélant des informations intéressantes sur la persécution imposée par l’Empire grec : « Au temps d’Antioche, roi de Grèce, un roi grand et fort, avec un royaume établi, que tous les autres rois écoutaient […] Il demanda à ses conseillers : “Savez-vous qu’il existe une nation juive vivant à Jérusalem ? Ils n’apportent aucune offrande à nos dieux, ils ne pratiquent pas notre religion et […] ils attendent avec impatience le jour où mon royaume sera éradiqué ! C’est un affront au royaume que de permettre à ces gens d’exister ! Allons donc les conquérir, et nous annulerons les alliances qu’ils ont établies avec leur D.ieu : celle du Chabbat, de la néoménie et celle de la circoncision.” Ces mots ont trouvé grâce aux yeux des officiers et des fantassins d’Antioche. » La circoncision, explique le Ramban, est un signe d’alliance entre D.ieu et la nation d’Israël, qui marque les hommes juifs dans leur corps. Tout comme le corps des Juifs se distingue, par la circoncision, de celui des autres nations, de même la relation qu’entretient Israël avec D.ieu diffère-t-elle de celle des autres nations. Aussi, pour Antioche, l’éradication de ce signe permettrait de détruire la distinction d’Israël, et de l’assimiler aux autres nations. En éradiquant cette pratique, le général grec comprit qu’il pourrait, par là même, éradiquer le peuple juif.

Le service du Temple : Dans le même ordre d’idée, le Temple de Jérusalem est au cœur de la vie religieuse d’Israël : il est le lieu à partir duquel la relation entre le Ciel et la terre est assurée, cet emplacement que notre ancêtre Yaacov a désigné comme « la Porte du Ciel ». Au même titre que la circoncision, le service sacerdotal ne constitue donc pas uniquement une pratique parmi tant d’autres : il est une part de l’identité d’Israël, qui lui permet d’entretenir la « flamme » de sa relation particulière avec le Maître du monde. Cette flamme est notamment symbolisée par la Ménora, le candélabre sur lequel brûlait une flamme perpétuelle, symbole du lien infaillible unissant D.ieu à Son peuple. Lorsque nous commémorons le miracle de ‘Hanouka, ce n’est pas seulement l’opportunité d’avoir pu accomplir une mitsva que nous rappelons. Nous célébrons essentiellement notre capacité à préserver notre lien avec D.ieu, et à vaincre ceux qui aspirent à nous détruire spirituellement.
Ce prodige a donc apporté une preuve supplémentaire – si tant est qu’il en fallut une – au fait que l’alliance entre D.ieu et Israël, leur relation unique et leur lien indéfectible, ne seront jamais rompus à travers tous les exils. C’est cette flamme qu’aujourd’hui encore, tous les foyers d’Israël au monde allument à l’entrée de leur foyer, pour rappeler qu’en dépit de notre éloignement, des affres de l’exil, des périls persistants qui menacent le peuple juif, la flamme unissant ce peuple unique au D.ieu unique ne pourra jamais s’éteindre, et assurera éternellement la pérennité d’Israël.