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3 Nisan 5780‎ | 28 mars 2020

Supplément Torani : Chabbat Vayichla’h, Voir les bienfaits du Créateur

Chlomo Messica

Peu avant sa rencontre avec son frère Essav, Yaacov adresse une prière à D.ieu, Lui déclarant notamment : « Je suis peu digne de toutes les faveurs et de toute la fidélité que Tu as témoignées à Ton serviteur » (Béréchit 32, 11).

La prière prononcée ici par Yaacov renferme, selon Rabbénou Bé’hayé (cité dans Leka’h Tov), plusieurs règles générales relatives à la manière dont il convient de prier D.ieu. Ainsi, l’attitude de Yaacov suggère qu’il est bon de méditer pendant nos prières sur la médiocrité de notre existence face à la suprématie absolue du Saint béni soit-Il, dont nous sommes tous les serviteurs. Le patriarche, dans sa supplique, se qualifia à cet égard précisément de « serviteur de D.ieu ».

Des bienfaits gratuits

En outre, note cet auteur, la prière doit nous conduire à méditer sur l’infinie bonté du Créateur à notre égard, méditation qui inspira au roi David l’expression suivante : « Mon bonheur ne vient de nul autre que Toi » (Téhilim 16, 2). En ces moments de recueillement, tout homme doit s’efforcer d’approfondir les voies du Créateur et la manière dont Il prodigue le bien au monde entier et ce, par pure charité, sans la moindre obligation envers quiconque. Ce verset des Psaumes (chap. 16) : « Mon bonheur ne T’incombe pas » relève du même ordre d’idées : D.ieu n’est redevable en rien à l’homme, tout ce qu’Il accomplit pour lui n’est que l’effet de Sa générosité gratuite. En ce sens, Yaacov ne formula cette requête : « Sauve-moi, de grâce, de la main de mon frère », qu’après avoir évoqué cette idée : « Je suis peu digne…», attitude dont nous devons également nous inspirer. Un autre aspect de ce verset mérite d’être relevé : Yaacov témoigne ici que D.ieu lui a manifesté de nombreuses « faveurs » [‘hessed] et beaucoup de « fidélité » [émet]. Or, nous savons que le mot « émet » renvoie généralement à l’Attribut de Justice et de Rigueur. Il est donc fort étonnant que Yaacov évoque cet Attribut précisément là où il vient demander au Créateur de lui prodiguer bonté et faveurs… Cette question incita d’ailleurs Onqelos à modifier la traduction araméenne de ce terme – rendu habituellement par « kechot » – puisqu’il traduisit ce verset ainsi : « de toutes les faveurs et de tous les bienfaits ». Or, si l’on peut certes admettre que telle est l’acception de ce mot dans ce contexte, il nous reste néanmoins à découvrir pourquoi la Tora choisit de désigner ces « bienfaits » précisément par le terme de « émet » ! La réponse réside probablement dans le fait que chez Yaacov, le don de la Terre sainte lui revint effectivement de droit – c’està-dire en vertu de la rectitude de l’Attribut de Justice – dans la mesure où une promesse formelle avait déjà été adressée à ce propos à son aïeul Avraham. C’est pourquoi le prophète proclame : « Tu offriras à Yaacov la Vérité, et la Miséricorde à Avraham » (Mikha 7,20). Car si le don de la Terre fut annoncé à Avraham par pure bonté et miséricorde, ce serment impliquait désormais pour sa postérité un droit formel sur cette terre, depuis lors considérée pour elle comme un bien acquis.

Se rappeler les miracles divins

Dans la suite de sa supplique, le patriarche Yaacov évoque un autre point crucial : « Moi qui avais passé ce Jourdain avec mon bâton, et qui à présent possède deux légions… » Ce verset invite l’homme à se remémorer ses heures de détresse, même pendant les périodes où la vie lui sourit, afin qu’à tout moment, il puisse éprouver de la reconnaissance envers le Saint béni soit-Il. A cet égard, le roi Chlomo déclara dans Qohélet (7,14) : « Au jour du bonheur, sois heureux et considère le jour du malheur. » Fin des explications de Rabbénou Bé’hayé.
Dans ce contexte, le Toldot haAdam cite une remarquable explication au nom du Gaon de Vilna au sujet de ce verset : « David répondit à Chaoul : “Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Quand survenait le lion ou l’ours et qu’il emportait un agneau [sé] du troupeau, je le poursuivais, je le terrassais et le lui arrachais de la gueule” » (Chmouel I 17,34-35). Dans ce verset, il existe une différence entre la tradition écrite [ktiv] et la lecture orale [kri], puisque le mot qui se lit « sé » [agneau] apparaît dans le texte : « zé » [ceci]. Selon le Gaon de Vilna, cette différence est une allusion au
Midrach qui rapporte que David, après avoir sauvé cet agneau de la gueule du lion par l’effet d’un miracle, égorgea la bête, la dépeça et fit de sa peau un vêtement dont il se couvrait en permanence. Cet habit lui permettait ainsi de se remémorer continuellement le miracle dont il avait été gratifié. C’est pourquoi, lorsqu’il relata ces événements au roi Chaoul, il évoqua l’« agneau » qu’il avait sauvé des griffes de bêtes sauvages, sans manquer de pointer du doigt « ceci », cette peau qui témoignait qu’un miracle avait bien eu lieu en sa faveur.