8 Kislev 5779‎ | 16 novembre 2018

Loteries immobilières pour tous : quelques grincements de dents

Le programme de loteries immobilières est principalement destiné aux plus démunis, afin de leur permettre d’accéder à la propriété. Pourtant, le rapport de l’économiste principal du ministère des Finances révèle que des hauts salaires bénéficient aussi de ces avantages. Selon une enquête, dans le projet de loterie à Yavné, des dizaines d’appartements ont été vendus à des foyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 30 000 shekels par mois, avec un cas où ces revenus atteignent les 60 000 shekels mensuels. Ces données ont été confirmées par l’administration fiscale. Deux projets sont ainsi mis en causee, l’un dans la ville de Yavné et le second à Ramat Chlomo à Jérusalem. Le rapport dévoile que pour le projet de Yavné, le salaire moyen des nouveaux acquéreurs se situe entre 10 000 et 25 000 shekels mensuels. La plupart de ces acheteurs ont acquis des appartements un peu plus chers, mais il s’avère qu’un foyer aux revenus supérieurs à 50 000 shekels mensuels a acheté un appartement à moins de 1,4 million de shekels. Il existe ainsi une grande différence de revenus entre les différents candidats à la loterie. Ces données concernant Yavné et Jérusalem, révèlent également des cas inverses. Malgré
des salaires mensuels inférieurs à 10 000 shekels, certains candidats ont acheté des appartements de plus de 1,8 millions. Ils sont souvent aidés par leurs parents ou par d’autres prêts, mais est-il pertinent de s’engager sur des sommes si importantes lorsque les revenus ne suivent pas ? A Jérusalem, une grande partie des acquéreurs gagnent moins de 5000 shekels par mois, alors que d’autres possèdent un salaire de plus de 30 000 shekels mensuels. Dans le cas de Jérusalem, les plus hauts salaires ont acquis des appartements moins chers alors que les appartements les plus onéreux (1,9 à 2,5 millions de shekels) ont été acquis par les petits salaires.
Yeshaya Weiss

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