8 Heshvan 5779‎ | 17 octobre 2018

Inédit : Les Rabbanim appellent à se procurer une carte de donneur

 

Les principaux rabbins d’Israël, des érudits de la Torah affiliés au sionisme religieux et le Grand Rabbinat d’Israël, s’unissent pour la première fois afin d’encourager les dons d’organes en Israël, une première dans le monde de la Halakha, décrétant que c’est une Mitsva car cela permet de sauver des vies. Un centre rabbinique a même été créé pour accompagner les familles des donneurs.

 

En 2008, a été instituée une Halakha stricte disposant que seule la mort cérébro-respiratoire clairement fixée par des autorités rabbiniques compétentes, permettrait ensuite de procéder à des greffes d’organes provenant de la personne décédée.

 

Une nouvelle version de carte de donneur répondant aux exigences du Grand Rabbinat d’Israël a été évoquée et soutenue par les rabbins et les érudits de la Torah, dans le but de pouvoir sauver des vies tout en se conformant à la Halakha.

 

Pour ne citer que certains des rabbins ayant signé l’appel : le Rav Chmouël Eliahou de Tsfat et membre du Rabbinat d’Israël ; le Rav Yaacov Ariel, rabbin de Ramat Gan ; le Rav Ména’hem Bornstein, à la tête de l’Institut pour la fertilité Poua ; le Rav Avi Geiser, rabbin d’Ofra et président du Conseil national de l’enseignement religieux ; le Rav ‘Haïm Druckman, Roch Yéchivat Or Etzion ; le rabbin du Yichouv Shapira ; le président du Centre de conférences des écoles secondaires Bnei Akiva ; le Rav Tsfania Drori, rabbin de Kiryat Shmona et Roch Yéchiva dans la ville ; et le Rav Dov Lior ; rabbin de Kiryat Arba et membre du mouvement ‘harédi-léoumi.

 

Sous le slogan « le don d’organes, le devoir des cœurs », les rabbins soulignent les aspects halakhiques et médicaux.

 

C’est la première fois que tous les rabbins sionistes religieux décident unanimement et sans réserve que c’est une mitsva de donner des organes pour sauver des vies, a déclaré l’ancien député de la Knesset Otniel Schneller. Nous voulons faire prendre conscience aux sionistes religieux que le Choul’han Aroukh, grâce à l’avancée de la technologie moderne, permet de sauver des vies par la transplantation.

 

Le professeur Rafi Beer, président du comité pour la transplantation, a quant à lui, se félicite de l’adhésion des rabbins pour encourager le don d’organes et la possession de carte de donneur : « Je vois cela comme une véritable révolution dans le domaine ».

 

Neïla Ifrah