8 Tevet 5779‎ | 16 décembre 2018

Vincent Chebat, directeur du département francophone à NGO Monitor :

« C’est le Consulat Général de France à Jérusalem qui finance les ONG pro-palestiniennes »

Il y a près d’un an, NGO Monitor a décidé d’inaugurer un département francophone et de confier sa direction à Vincent Chebat qui a d’emblée pris le taureau par les cornes et s’est attelé à révéler les liens existant entre les gouvernements français et francophones et des ONG qui soutiennent le boycott d’Israël sur la scène internationale. Vincent Chebat nous détaille comment la France aide les ONG qui salissent la réputation d’Israël.

Aujourd’hui ce sont plus de 100 millions de dollars qui sont attribués par les pays européens aux organisations israéliennes d’extrême gauche et palestiniennes. Par rapport à d’autres pays européens la France n’est pas vraiment transparente concernant l’aide qu’elle apporte aux ONG. Ce n’est d’ailleurs pas l’un des pays qui fournissent une aide majeure à ces ONG. La France préfère par exemple verser directement des fonds ou subventions à l’Autorité Palestinienne plutôt que de verser ces sommes à des ONG qui viennent en aide à la population palestinienne. Selon les données de l’OCDE, seuls 3 % de l’aide économique apportée par la France à des pays étrangers est véhiculée par des ONG. Alors que des pays comme la Belgique ou des pays Scandinaves peuvent verser 17 % de leur budget « Etranger » à ces ONG… L’aide apportée par la France à ces pays étrangers passe généralement par l’Agence Française de Développement (AFD) qui dispose de près d’une centaine de succursales à travers le monde.

Aujourd’hui la plupart des Fonds qui sont versés comme subventions à des ONG palestiniennes ou israéliennes sont versés par le Consulat Général de France à Jérusalem. Il s’agit de fonds qui proviennent du Quai d’Orsay et sont donc acheminés par lui vers le Consulat Général de Jérusalem qui est de facto l’ambassade de France pour la Palestine. Cependant, il n’y a pas de transparence sur ces financements. On peut certes retrouver des traces de financement à des organisations israéliennes d’extrême gauche comme Betzelem ou Breaking the Silence mais uniquement parce que celles-ci sont obligées, par la loi israélienne, de détailler la provenance de leurs subventions étrangères au Greffier des Associations. Concernant la France, les allocations à ces ONG sont en baisse. En 2017, seule Betzelem a reçu une subvention de la France de 127 000 shekels soit environ 30 000 euros alors que précédemment la somme totale allouée par la France se situait autour des 400 000 shekels. On estime à NGO Monitor, qu’à la suite de pressions exercées entre autres par le gouvernement israélien ou même par des médias israéliens, contre l’attribution de telles subventions, les Français préfèrent donner directement aux Palestiniens. Cela se passe plus discrètement et calmement.

Daniel Haïk