11 Heshvan 5779‎ | 20 octobre 2018

Mike Pence à la Knesset : un discours de clarté et de vérité

US Vice President Mike Pence speaks at the special plenary session at the Knesset, Israel's Parliament, in Jerusalem, on January 22, 2018. Photo by Gil Yochanan/POOL *** Local Caption *** ñâï ðùéà àøöåú äáøéú îéé÷ ôðñ éøåùìéí ñâï ðùéà àøöåú áøéú îéé÷ì ôðñ ëðñú éåùá øàù äëðñú éåìé àãìùèééï øàù äîîùìä áðéîéï ðúðéäå çáøé ëðñú òøáéí îçàä

La Knesset a déjà été le théâtre de discours « historiques », comme ceux prononcés, le 20 novembre 1977, par Anouar El Sadate et Menahem Begin, ou encore ceux des présidents américains Bill Clinton et Georges Bush et du roi Juan Carlos d’Espagne ou d’Angela Merkel. A cette liste prestigieuse, on peut désormais rajouter en lettres d’or celui de Mike Pence, le 22 janvier dernier. Analyse.

Après avoir patiemment attendu la sortie des députés arabes israéliens, le vice-président américain Mike Pence a prononcé, ce lundi, un discours ultra-pro-israélien qui a marqué les esprits par sa sincérité; un discours qui aurait pu aisément être rédigé par le Premier ministre Nétanyaou, ou par le président Rivlin.

Un discours lumineux dans lequel Mike Pence a su alterner Histoire et réalité présente ; un discours, dans lequel il a mis en exergue la Vérité au détriment du mensonge et de la fantaisie ; un discours qui s’adressait à la fois aux citoyens israéliens et aux dizaines de millions d’Evangélistes américains dont Pence est le fidèle représentant à la Maison Blanche.

Un discours d’une grande clarté que Mike Pence a entamé en exprimant l’honneur qui était le sein de prendre la parole à Jérusalem « capitale de l’Etat d’Israël ». Lui qui est considéré en Israël comme le principal artisan de la déclaration du 6 décembre de Donald Trump, pouvait enfin et légitimement savourer son plaisir face aux applaudissements à tout rompre des députés israéliens.

Clarté donc à propos du statut de Jérusalem mais également quant à l’engagement des Etats-Unis aux côtés d’Israël : « Notre cause est votre cause, nos valeurs sont vos valeurs ; votre combat est notre combat » a dit le vice-président avant de s’élever dans les sphères de l’Histoire : « Nous américains avons toujours eu de l’admiration pour le peuple du Livre. La Bible a été la source d’inspiration des Pères fondateurs des Etats-Unis et votre Histoire a inspiré notre Histoire. Malgré ses 2000 ans d’exil d’inquisition et de pogroms, le peuple juif est resté fidèle à sa foi et vous avez réussi à vous rassembler pour reconstruire votre Etat et en 70 ans vous avez réussi à refaire fleurir le désert ». D’une certaine manière en tenant ces propos sans équivoque sur le lien entre le peuple juif, la Terre d’Israël et Jérusalem, le vice président américain a répondu indirectement à la falsification éhontée de l’Histoire, et aux accusations mensongères proférées, il y a quelques jours par Mahmoud Abbas devant le Conseil national palestinien.

Et c’est pour souligner sa joie et son émotion de venir en Israël au moment du 70e anniversaire de l’Etat hébreu que Mike Pence a récité, tant bien que mal en hébreu, la bénédiction de « Chéhé’héyanou »… Spectacle peu courant il faut bien l’avouer.

Revenant sur Jérusalem, il a évoqué le lien trimillénaire qui unit le peuple juif à sa capitale et il a affirmé que la décision du président Trump à propos de Jérusalem ne servait pas seulement les intérêts d’Israël mais également ceux des Américains. Ce qui a conduit le vice-président à parler de la paix au Proche-Orient. Rappelant le sacrifice du colonel Yoni Nétanyaou, frère du Premier ministre, lors de l’opération Entebbe en juillet 1976, le vice-président Pence a insisté sur le prix de la guerre et il a appelé les Palestiniens à revenir à la table des Négociations. Mike Pence a également promis que les Etats-Unis et Israël allaient continuer à travailler main dans la main pour lutter contre le terrorisme et il a également pris l’engagement de venir en aide aux communautés chrétiennes persécutées dans les pays islamistes. Enfin le vice-président a évoqué la menace du nucléaire iranien et il a promis que si certaines clauses de l’accord de Vienne en 2015 n’étaient pas modifiées alors les Américains s’en retireraient. Avant de clore son intervention, le vice-président a promis de prier pour que la paix règne sur Jérusalem: « Que D.ieu bénisse le peuple juif ; Que D.ieu bénisse Israël et que D.ieu bénisse les Etats-Unis. »

Daniel Haïk