9 Adar 5778‎ | 24 février 2018

L’impact de l’aspirine sur les risques de cancer

Une étude chinoise, la plus grande jamais menée dans le domaine, a montré que la prise régulière d’aspirine réduisait significativement les risques de cancer.

Conduite sur 600 000 sujets pendant sur une période de 10 ans, cette étude a analysé les résultats cliniques chez ceux qui prenaient de l’aspirine depuis au moins 6 mois (et un peu plus de 7 ans en moyenne).

Très concluante, voici les données qu’elle a fournies : sous aspirine, le risque de cancer de l’œsophage et du foie diminue de 47%, celui du pancréas de 34%, celui du côlon de 24%, celui de l’estomac de 38% ! Parmi les autres types de cancer dont le risque se trouve considérablement réduit, on compte aussi : la leucémie, le cancer du poumon, et de la prostate. A contrario, les risques de ceux du sein, du rein et de la vessie ne sont pas amoindris.

En 2010, une étude similaire avait été menée à Oxford sur 25 000 sujets, et avait également donné des résultats plus que satisfaisants : les personnes prenant un cachet de 75mg d’aspirine par jour pendant 5 ans, présentent ensuite 32% de risque en moins de contracter un cancer du poumon ; après 10 ans, le risque des cancers du côlon et de l’estomac diminue de 40% ; après 15 ans, les résultats montrent que celui de la prostate et de 10% moins risqué.

Les chercheurs ont conclu, à la fin de cette étude, que l’aspirine contribuait, grâce à l’acide salicylique qu’elle contient, à ralentir et à freiner l’apparition de la maladie, à l’exception de ceux du pancréas, de la vessie, du rein, du cerveau et du sang – même soumis à de plus fortes doses. De même, la molécule a réduit de 64% les décès suite au cancer de l’œsophage, et de 49% ceux suite au cancer colorectal.

Neïla Ifrah

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