5 Av 5778‎ | 17 juillet 2018

Teva va licencier 3 300 employés !

Zionist camp parliament member Lea Fadida and workers of the Teva company protest against the company plan to lay off hundreds of employees, outside the TEVA Pharmaceutical Industries building in Kiryat Shmona, Northern Israel, December 14, 2017. Photo by Basel Awidat/Flash90 *** Local Caption *** îôòìé èáò úøåôåú øôåàä îôòì úòùééä èáò ôéèåøéí äôâðä ìàä ôãéãä

Il y a plusieurs mois que le géant du médicament est en difficulté, et aujourd’hui cela se concrétise aux dépends de milliers d’employés. Ces derniers accusent la Knesset de n’avoir pas suffisamment participé à leur survie, qui de son côté, avait débloqué plusieurs milliards de shekels dans ce but.

Pères de familles, mamans célibataires, ils se retrouvent par centaines sans emploi pour subvenir aux besoins de leurs familles, parfois nombreuses… »On a essuyé des menaces et insultes, disent quelques employés, on avait demandé de notre part depuis plusieurs mois, sacrifice sur sacrifice pour ne pas en arriver à la fermeture de l’usine. Et voilà où nous en sommes ! »

L’Etat compte bien empêcher cette opération massive de licenciement économique, en prévoyant d’augmenter le taux d’imposition qui incombe à l’entreprise – qui a bénéficié, avec 0% d’impôts, d’avantages fiscaux cumulés de 20,6 milliards entre 2004 et 2014 –, avec 16% pour les usines du centre et 7,5% pour les usines de la périphérie.

Ainsi, bien qu’il n’existe dans la loi aucun rapport entre la fiscalité et les licenciements, l’Etat espère, par ce moyen, faire publiquement pression sur Teva. La société n’ayant payé aucun impôt jusqu’en 2014, elle argue qu’elle n’avait rien pour compenser les pertes de ses usines et demande maintenant une indemnisation – justifiant les avantages fiscaux par les conséquences de leurs activités – soutien aux fournisseurs, salaires supérieurs à la moyenne –, indemnisation que le fisc lui a, jusqu’à présent, fermement refusé.

Néanmoins, compte tenu de l’ampleur de l’activité de Teva, elle peut chercher à bénéficier d’un taux inférieur à 8% dans le centre et 5% dans la périphérie, en tant que société d’importance stratégique pour Israël. En échange de ces avantages, le ministère des Finances, et le ministère de l’Économie pourront demander à l’entreprise de développer son activité.

Affaire à suivre.

Neïla Ifrah