18 Kislev 5781‎ | 4 décembre 2020

Le Liban pourrait-il connaître une nouvelle guerre civile ?

Lebanese Prime Minister Saad al-Hariri shakes hands with Saudi Arabia's King Salman in Riyadh, Saudi Arabia, November 11, 2017. Courtesy of Saudi Royal Court/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY - RC150CBAF090

La visite prolongée à Riyad du Premier ministre libanais démissionnaire, Saad Hariri, suivi par son passage à Paris et par son retour à Beyrouth prévu ce 22 novembre, ne sont qu’une illustration supplémentaire des dangers internes et extérieurs qui ont toujours guetté ce pays.

 

Les rumeurs fusent à Beyrouth, sur l’avenir à nouveau très incertain du Liban, sur la probabilité d’une fuite massive de ses capitaux ainsi que sur certaines prévisions d’une « guerre imminente »… D’autant que dans son discours de démission, le 4 novembre, Saad Hariri avait critiqué la « mainmise » sur son pays de l’Iran et de son bras armé, le Hezbollah : une dénonciation qui a affolé les Libanais, désormais pris dans un vent de panique.

C’est ainsi que, dès le 5 novembre, certains d’entre eux ont préparé leurs valises et leur passeport, croyant imminentes soit une nouvelle guerre civile entre Sunnites et Chiites, soit même une attaque israélienne… Car, en démissionnant – forcé ou non à le faire par les Saoudiens –, Hariri a fait voler en éclat le compromis forgé au sommet de l’Etat, sur une distanciation face aux conflits régionaux conclu en 2016 par son parti politique anti-syrien, le Courant du futur (soutenu par Riyad) et par le Hezbollah chiite, allié direct de Damas et Téhéran.

 

Une complexe mosaïque de communautés difficiles à gérer

 

En fait, le Pays du Cèdre a toujours été  un pays instable…

Longtemps majoritaires, les Chrétiens libanais – dont surtout les 700 000 maronites, les Grecs orthodoxes, les Arméniens, les Chaldéens, les Protestants, les Jacobites et les Nestoriens – ont vu leur proportion diminuer : ils sont aujourd’hui moins nombreux que les Musulmans, eux-mêmes divisés entre un grand courant sunnite, un courant chiite auquel il faut rajouter les Druzes, les Alawites et les Ismaéliens. Autant de communautés qui coexistent sur la base du système du « Millet », hérité de l’Empire ottoman et reposant sur le communautarisme et l’autonomie du statut personnel.

C’est que, République parlementaire, le Liban est divisé en six gouvernorats régionaux, alors que l’autorité du gouvernement de Beyrouth est loin de s’étendre sur tout le territoire : ainsi, le Hezbollah chiite, qui tire les ficelles de la scène politique nationale (voir notre article), contrôle-t-il une partie importante du centre et du sud du pays.

Reconnue en 1936, l’indépendance libanaise sous mandat français est proclamée en 1941, et devient effective en 1945 après la Seconde Guerre mondiale. Suite à l’évacuation du pays par les troupes françaises et britanniques, un système présidentiel et parlementaire confessionnaliste est mis en place, assorti d’un partage des pouvoirs entre les diverses communautés : la présidence de la République est attribuée à un Maronite ; celle du gouvernement à un Musulman sunnite, et celle du parlement à un Chiite.

Ce petit pays va donc devenir le siège privilégié des affrontements incessants du Moyen-Orient, qui vont aggraver ses problèmes internes, comme lors de la très longue guerre civile qu’il connut de 1975 à 1990. Et ce, selon plusieurs phases :

– des combats entre Palestiniens et Phalanges chrétiennes ;

– puis des combats entre, d’une part, les Syriens alliés aux Palestiniens et à la gauche libanaise, et d’autre part, les Chrétiens soutenus un temps par Israël ;

– l’Opération anti-terroriste israélienne Paix en Galilée (1982-1983) qui déboucha sur l’assassinat par les Sunnites du président chrétien de la République, Bachir Gemayel, et sur le siège de Beyrouth par Tsahal qui chassa l’OLP et son armada à Tunis ;

– puis des affrontements entre milices et factions rivales libanaises, liés à la montée des groupes chiites pro-syriens (Amal) et pro-iraniens (Hezbollah) qui vont bientôt s’entre-tuer ; cela poussa le gouvernement  Gemayel à accepter un contrôle militaro-politique syrien sur le Liban, qui  consacra la division du pays en fiefs gérés par des milices contrôlant l’économie libanaise ;

– 5e phase : la guerre entre la milice chiite pro-syrienne Amal et les Palestiniens, pour le contrôle des camps de Beyrouth.

De mars à décembre 1989, le général Michel Aoun lance une guerre de libération nationale contre la présence syrienne, et le 5 novembre 1989, l’accord de Taëf instaure un cessez-le-feu, le démantèlement des milices et le retrait des troupes syriennes jusqu’à la plaine de la Bekaa. Mais les combats reprennent entre Amal et le Hezbollah, ainsi qu’entre les milices chrétiennes et l’armée libanaise. Opposé à l’accord de Taëf pro-sunnite, Aoun est écrasé en octobre 1990 par les armées libanaise et syrienne. Désavoué, il quitte le Liban pour la France. Une 2e République est proclamée en septembre 1990, et l’État libanais tente péniblement de rétablir son autorité.

Cette guerre civile aura fait près de 200 000 morts, 200 000 blessés, 18 000 disparus et plus d’un million de personnes déplacées ; ses destructions et ses dégâts ont coûté près de 30 milliards de dollars. Il faudra attendre le milieu des années 1990 pour que l’économie libanaise redémarre.

 

Le vide actuel du pouvoir donne le vertige aux Libanais

 

Or, à nouveau confronté à une vacance du pouvoir et aux surenchères proférées par l’Iran et l’Arabie Saoudite, le Liban connaît une nouvelle grave crise institutionnelle : dépourvu de son chef, le gouvernement ne peut que gérer les affaires courantes, sans adopter le budget de l’Etat et encore moins procéder à des réformes.

Une crise qui risque de devenir aussi économique, car sans direction politique, ce pays va perdre toute crédibilité sur les marchés et auprès des investisseurs étrangers, ce qui pourrait le mener à la faillite…

Ces menaces s’aggraveraient encore si le bras-de-fer Riyad-Beyrouth devenait plus intense. En effet, les 160 000 Libanais vivant en Arabie Saoudite envoient, chaque année, 6 milliards d’euros à leurs familles restées au Pays du Cèdre, ce qui donne à la monarchie wahhabite un sérieux moyen de chantage ! Une instabilité qui pourrait relancer les tensions communautaires et la militarisation des groupes radicaux.

Pour bien des politiciens libanais, Mohammed ben Salmane, le jeune prince héritier saoudien, a commis l’erreur de précipiter la rupture entre le parti d’Hariri, et le Bloc du 8 mars mené par le Hezbollah et allié au Courant patriotique libre, la formation du président de la République, Michel Aoun. Ce qui aurait déclenché le retour du spectre des affrontements au Liban…

 

***

Comment le Hezbollah pro-iranien déstabilise le Liban

 

Créé en 1982 à l’initiative des Gardiens de la Révolution iraniens, le Hezbollah – même un temps affaibli par son intervention en Syrie pour défendre le régime Assad – reste la pièce-maîtresse de la scène politique libanaise dont il tire les ficelles, et aussi un redoutable ennemi d’Israël.

 

Outre 20% de ses ressources venant des trafics régionaux et mondiaux de narcotiques, 80% de tous ses budgets sont fournis par l’Iran, et servent à la construction et à la maintenance de ses réseaux de lanceurs de missiles et de leurs Q.G. régionaux… Et les 20% restants financent les structures « politiques » de ce bras armé de Téhéran au Pays du Cèdre.

C’est qu’avec ses 45 000 soldats bien entraînés, la milice chiite – devenue parallèlement un véritable parti politique représenté au parlement de Beyrouth – possède trois fois plus de missiles qu’à la veille de la Seconde Guerre du Liban de l’été 2006 ! Son arsenal compte ainsi 120 000 fusées et roquettes, dont les rampes de lancement sont réparties aux quatre coins du Liban. Ce qui équivaut à la capacité – qu’ont seulement 5% des organisations terroristes partout dans le monde – de tirer un millier de ces projectiles par jour pendant 4 mois sur tout le territoire israélien…

 

Les dangereuses surenchères verbales de Nasrallah

 

Fidèle à sa stratégie de mainmise sur la vie politique libanaise et d’imitation abêtissante des appels à la destruction d’Israël proférées par Téhéran, le Hezbollah n’a fait qu’attiser la récente crise déclenchée par la démission d’Hariri. Et ce, avec l’appui du président de la République, Michel Aoun, qui a justifié toutes les menaces de la milice chiite contre l’Etat hébreu, au risque de mettre tout son pays gravement en danger.

Parmi ces menaces avalisées par Aoun : des tirs de missiles contre le réacteur nucléaire de Dimona, sur le réservoir d’ammoniac de Haïfa, ainsi que sur les plateformes israéliennes de prospection maritime de gaz et de pétrole…

Richard Darmon

 

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