29 Tishri 5778‎ | 19 octobre 2017

Des frémissements de relance des pourparlers israélo-palestiniens…!

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu addresses the 72nd United Nations General Assembly at U.N. headquarters in New York, U.S., September 19, 2017. REUTERS/Lucas Jackson - HP1ED9J1H10V4

Après avoir dialogué à New York avec les principaux acteurs du processus de paix israélo-palestinien, mais aussi après avoir totalement éludé ce dossier dans son allocution remarquée dans le Palais de verre, Donald Trump serait en passe de présenter une feuille de route destinée à régler le conflit israélo-palestinien…

 

Il est encore prématuré pour parler de relance du processus de paix, mais depuis quelques jours, des rumeurs persistantes circulent en Israël sur les intentions de Donald Trump de présenter dans les prochaines semaines et peut-être même avant, un plan de paix ou plus probablement une feuille de route visant à conduire Israéliens et Palestiniens vers la table des négociations. Dimanche soir, lors d’une réunion impromptue du cabinet de sécurité nationale, Binyamin Nétanyaou a indiqué à ses ministres que le président lui avait paru déterminé à réenclencher le processus de paix : « Le président prépare un plan de paix et il semble déterminé à le promouvoir », a dit le Premier ministre. Ce plan inclurait la tenue d’une conférence régionale très chère à Trump. Il semble que ce soit cette détermination et la demande formelle de Donald Trump qui ont conduit Mr Nétanyaou à repousser, de deux semaines, la réunion de la commission de planification des constructions en Judée et Samarie qui devait valider la construction de centaines d’unités de logement dans les territoires. Le président américain ne voudrait pas en effet qu’une telle décision torpille ses efforts sur le dossier israélo-palestinien. Il convient de rappeler que ces rumeurs interviennent moins d’une semaine après les rencontres au sommet de Donald Trump avec les dirigeants israéliens, palestiniens et même égyptiens, et après la rencontre très médiatisée entre Binyamin Nétanyaou et le président Abdel Fatah Al Sissi. Celui-ci n’a pas caché son intention de s’impliquer directement dans la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien, et lors de son intervention à la tribune des Nations unies, il a surpris en appelant les Palestiniens à s’unir pour coexister avec les Israéliens. Il a également demandé aux Israéliens de renouveler l’expérience de la paix avec l’Egypte, en concluant : « Des décennies de paix israélo-égyptienne peuvent être étendues aux Palestiniens afin de parvenir enfin à dépasser la barrière de haine ». Autre preuve de ces frémissements sur l’axe Jérusalem-Washington-Ramallah-Le Caire : la nouvelle visite en début de semaine en Israël de Jason Greenblat. C’est la 9e visite de Greenblat en Israël depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et si l’émissaire américain semble se plaire ici – on l’a vu récemment encore aller prier au Kotel –, il semble que les tractations aient mûri en vue d’une démarche américaine. Une interrogation demeure tout de même : alors que les Egyptiens encouragent le rapprochement inter-palestinien et le parrainent, Donald Trump pourrait avoir adopté une position plus mitigée à ce sujet. Selon certaines sources, le président américain aurait demandé en début de semaine à Mahmoud Abbas de ne pas encourager ce rapprochement avec le Hamas, qui figure toujours dans la liste des organisations terroristes. En effet, Trump estime que le rapprochement AP-Hamas pourrait conduire Abbas et la direction palestinienne à durcir leurs positions et réduirait donc leur marge de manœuvre dans d’éventuels pourparlers de paix.

 

 

A l’ONU Nétanyaou plaide contre l’accord de Vienne

Une partie importante de l’intervention de Binyamin Nétanyaou devant l’Assemblée Générale des Nations unies a été, comme l’on s’y attendait, consacrée à la double menace iranienne : celle représentée par la poursuite de l’accord de Vienne que le Premier ministre veut annuler, ou à défaut sérieusement amender, et celle représentée par l’expansion des forces iraniennes et pro-iraniennes dans le Sud de la Syrie, à proximité de la frontière nord d’Israël. Il semble que sur ce point, le Premier ministre ait réussi, lors de leur rencontre en tête à tête la semaine dernière, à persuader Donald Trump de durcir le ton. En effet si, dans un premier temps, Trump avait insisté sur la nécessité de veiller à un respect méticuleux de l’accord, il a le lendemain, dans son propre discours à la tribune de l’ONU, qualifié cet accord d’embarrassant.

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