16 Av 5779‎ | 17 août 2019

Pourquoi il faut voter Meyer Habib

Depuis le début de cette campagne électorale, Haguesher n’a pas caché sonpositionnement. Tout en donnant la parole aux autres principaux candidats – Florence Drory (REM), Daphna Poznansky (Indp) et Benjamin Djiane (PS)-, nous avons clairement et fièrement appelé à soutenir le député sortant Meyer Habib (Les Républicains-UDI) et nous vous avons encouragé à voter le 4 juin en sa faveur.

-Si nous avons agi de la sorte, c’est d’abord parce que nous avons scrupuleusement suivi les recommandations sans équivoque données par Nos Maîtres les Guedolim que sont le Gaon Hador rav Aaron Leib Steinmann et le gaon rav Haïm Kanievski chlita. Tous deux ont récemment reçu Meyer Habib et lui ont apporté un soutien inconditionnel. Tous deux ont vanté l’action du député français au sein de l’Assemblée Nationale, pour la défense des valeurs juives que sont la ché’hita, la brit mila et le port libre de la kippa. Nos deux Guédolim ont appelé l’ensemble du monde orthodoxe disposant d’une pièce d’identité française, à aller voter, sans la moindre défection.

-Si Haguesher a d’emblée et sans complexe soutenu Meyer Habib, c’est aussi parce que des sommités rabbiniques telles que le Rishon-le-Tsion, rav Its’hak Yossef (fils du rav Ovadia zatsal) et le rav Méïr Mazouz (leader spirituel de la communauté des originaires de Tunisie en Israël) (Voir notre encadré) se sont eux aussi publiquement rangés au coté de Meyer Habib dans sa bataille pour sa réélection et lui ont apporté une bénédiction sans faille.

-Si nous avons soutenu Meyer Habib, c’est aussi parce que le député sortant a réussi à réunir sous sa candidature de nombreux autres rabbanim francophones du monde ‘harédi à la mouvance sioniste-religieuse. Parvenir à mobiliser sous le même étendard des rabbanim tels que le rav Avraham Bloch, le rav Yéhouda Benichaï, le rav Shaoul Weitzman, le rav Shaoul David Botschko, le rav Oury Cherky, le rav Yaacov Sitruk et le rav Eric Bellaïche, est la preuve indéniable du Emet dont le député sortant est animé. C’est la preuve de sa capacité à rapprocher les gens même lorsqu’ils sont issus de milieux divers.

-Si nous avons d’emblée soutenu la candidature de Meyer Habib, c’est aussi parce qu’il bénéficie de cet atout capital que le monde de la Torah appelle le « Zekhout Avot », le mérite des pères. Personne en effet dans les milieux orthodoxes et religieux, n’a oublié que Meyer Habib est le fils du regretté Emmanuel Habib zal, premier producteur de vins casher en France.

Mais si nous soutenons, aujourd’hui plus que jamais, la candidature de Meyer Habib à la 8e circonscription des Français de l’étranger ; si nous prions et espérons qu’il sera réélu, dimanche soir à l’Assemblée Nationale, c’est avant tout parce que, durant les quatre années de son premier mandat, Meyer n’a jamais craint de monter au créneau pour la défense de Jérusalem, d’Israël et du peuple juif. Souvent avec une émotion sincère, Meyer Habib a pris la parole à la tribune pour dénoncer les incohérences de la politique française envers Israël. Souvent, il a interpelé le Premier ministre Manuel Valls et le chef de la diplomatie française Laurent Fabius (puis Jean-Marc Ayrault), afin de placer cette dernière face à ses contradictions. Personne ici en Israël, n’a oublié la force et la détermination avec lesquelles il s’est battu sur tous les fronts pour protéger un Etat hébreu si souvent vilipendé par de trop nombreux députés français.

-Si nous soutenons Meyer Habib avec tant de force, c’est parce que nous l’avons vu clamer sa loyauté envers Jérusalem ; parce que nous l’avons tous entendu proclamer du haut de la tribune du parlement français, au lendemain des scandaleuses résolutions de l’UNESCO niant le lien entre le peuple juif et Jérusalem : « Pour Jérusalem je ne me tairai point »; parce que nous l’avons vu, dans les jardins du très anti-israélien Consulat Général de France à Jérusalem, affirmer, sans le moindre complexe et devant un Consul médusé, que Yérouchalaïm restera éternellement la capitale réunifiée de l’Etat d’Israël. C’est parce que nous nous sommes tous reconnus dans sa capacité à dire la vérité à ceux qui ne veulent pas la voir ou l’entendre.

Et à ceux qui affirment dans les conversations de couloir, à la synagogue ou ailleurs que, parfois, Meyer Habib, en fait trop, nous répondons sans hésiter : il vaut mieux en faire trop pour la défense de Jérusalem et d’Israël que pas assez ; il vaut mieux être fier de son message et le diffuser sans crainte, plutôt que passer quatre ans à raser discrètement les murs du Parlement.

Une précision encore : nous n’avons rien de personnel contre Madame Pavaux-Drory. Certes, nous n’avons pas vraiment apprécié ses « posts » teintés de mépris envers les rabbins et le monde orthodoxe (voir encadré) que la candidate REM a publié sur sa page Facebook. Il aurait mieux valu qu’elle ait, envers le monde religieux, un comportement plus digne et moins arrogant, plus discret et moins exubérant. A défaut de notre soutien, elle aurait eu alors droit à notre respect et notre considération. Mais concrètement, Florence Pavaux-Drory ne nous intéresse guère.

Aujourd’hui, alors que l’échéance du 18 juin approche, alors que l’immense majorité des circonscriptions de France métropolitaine et des Français de l’Etranger, vont tomber comme des fruits mûrs dans l’escarcelle magique d’Emmanuel Macron, il est du devoir de chaque membre de la communauté des Israéliens Francophones de se dresser et de se mobiliser afin que Meyer Habib puisse poursuivre sa mission, afin qu’il continue à être dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale, ce phare de bon sens, de fierté juive et de courage politique qu’il a été au cours des 4 dernières années.

Le défi que doit relever le député sortant est audacieux mais il est loin d’être insurmontable. Au premier tour des Législatives, seuls un peu plus de 4 000 électeurs ont voté en Israël dont plus de 3 000 pour Meyer Habib ! Or le 7 mai au second tour des présidentielles, ils étaient plus de 12 000 électeurs à avoir participé au scrutin. Pour que Meyer Habib soit réélu, dimanche, il suffirait que la moitié de ces électeurs se déplacent et votent. C’est possible. Il faudra juste vouloir le faire. Car si la mobilisation n’est pas parfaite, franche et soutenue, les regrets du lendemain risquent d’être immenses…

Ce chabbat nous réciterons dans les synagogues, la paracha des explorateurs. Cette paracha nous enseigne, entre autres, que parfois la majorité a tort et c’est la minorité infime qui est dans la bonne direction. Alors que tant de députés français colportent du mal sur l’Etat d’Israël, Meyer Habib, à l’instar de Josué et de Caleb n’a jamais eu peur de dire la vérité aux yeux du monde, lorsqu’il s’agissait des bienfaits de la Terre d’Israël. Voilà pourquoi Haguesher, fidèle à son engagement, appelle chacun de ses lecteurs et tous les électeurs franco-israéliens à aller voter, dimanche prochain, afin de permettre à Meyer Habib de poursuivre sa mission pour le bien de la France, d’Israël, et de l’ensemble du peuple juif.

Sa victoire est entre vos mains !

La direction d’Haguesher