1 Tammuz 5777‎ | 25 juin 2017

Lois et coutumes de Pessa’h

Le plateau du Séder Le plateau du Séder est un large plat sur lequel on dispose tous les aliments nécessaires pendant la soirée. Différentes coutumes existent quant à l’organisation de ce plateau.

On disposera trois matsot sur le plateau. Dans les communautés d’Afrique du nord, on a la coutume de poinçonner les matsot du Séder en fonction de leur niveau sur le plateau : un trou pour la première, deux pour la deuxième et trois pour la dernière.

Les herbes amères

Pour les herbes amères, beaucoup utilisent de la laitue. Il faudra néanmoins veiller à la nettoyer convenablement et vérifier soigneusement qu’aucun insecte ne s’y loge. En effet, certains insectes ont une couleur quasiment identique à celle de la laitue, et seul un examen minutieux permet de les distinguer. Si l’on n’a pas vérifié les feuilles avant l’entrée de la fête, on pourra le faire pendant la fête, en prenant soin cependant d’ôter les éventuels insectes avec le bout de laitue où ils sont posés. D’autres coutumes font usage de raifort pour les herbes amères. On devra préparer deux quantités de kazaït [mesure que nous développerons plus loin] d’herbes amères par convive.

Le karpass et l’eau salée

Pour le karpass, chacun prendra le légume prescrit par sa coutume : du céleri, du persil, de la pomme de terre ou encore du radis. Lorsque la nuit du Séder tombe Chabbat, on devra préparer l’eau salée la veille du Chabbat. Si l’on a oublié, on pourra la préparer en petite quantité, en le faisant de manière inhabituelle (chinouy). Mais lorsque le Séder tombe pendant un jour de semaine, la majorité des décisionnaires s’accordent à dire qu’on peut préparer l’eau salée même pendant la fête (bien que certains avis se montrent plus stricts, exigeant que même pendant un jour de semaine, on verse d’abord l’eau et ensuite le sel).
La ‘harosset
Pour préparer la ‘harosset,on a l’habitude d’utiliser des fruits auxquels le peuple juif est comparé, tels que la pomme, la figue, la noix, la grenade, les amandes. On ajoute à ce mélange des épices tels que du cumin pour rappeler le mortier qu’utilisaient nos ancêtres en Égypte pour former le ciment. On y ajoutera également du vin rouge ou du vinaigre, de sorte à lui donner une consistance compacte et épaisse à l’image du ciment (Rama). Les juifs originaires d’Irak et de Lybie ont coutume de mélanger au ‘harosset les fruits suspendus dans la Soucca.

L’avant-bras et l’œuf
Sur le plateau du Séder, on placera également deux aliments cuits. Le premier – généralement un avant-bras d’agneau ou de volaille – commémore le sacrifice du Pessa’h, et le second – généralement un œuf– est placé en souvenir du sacrifice de ‘Haguiga. Beaucoup de communautés séfarades ont la coutume de faire griller l’avant-bras et de faire simplement cuire l’œuf; selon d’autres rites, on fait griller ces deux aliments. L’avant-bras de la volaille correspond à la patte du poulet, mais beaucoup utilisent les ailes du poulet, pour sa forme évoquant l’avant-bras. On veillera à ce que l’os soit tout au moins partiellement recouvert de viande. On le fera griller directement, sans cuisson préalable (Vayégued Moché).

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