1 Iyyar 5777‎ | 27 avril 2017

La coalition anti-EI utilise-t-elle la bonne stratégie ?

Members of Iraqi rapid response forces are pictured during clashes with Islamic State militants in Mosul, Iraq March 13, 2017. REUTERS/Azad Lashkari - RTX30T7A

De nombreux experts et vétérans des guerres américaines, tel le général Daniel Bolger, ont fait récemment remarquer dans des discours et dans la presse que se limiter depuis plus de trois ans à de seules frappes aériennes contre l’EI en Syrie et en Irak, sans nulle intervention militaire au sol, a beaucoup limité l’efficacité de la coalition internationale anti-djihadiste : « Les USA n’ont pas compris à quel ennemi – si bien immergé dans les populations civiles locales –ils font face. Ce qui a généré d’énormes erreurs dans la conception de nos interventions, car nos forces sont plutôt préparées pour des actions conventionnelles rapides comme la 1re Guerre d’Irak, et pas la lutte contre le terrorisme en Afghanistan ou en Irak, où nous n’avons rien fait de décisif, à part gagner un peu de temps. »
Un autre gradé des forces blindées américaines à la retraite, le colonel Douglas A. Margregor, a déclaré devant une commission du Sénat que « pour remporter la victoire dans les prochains conflits et éviter de s’enliser dans des guerres d’usures très destructives, l’US. Army devrait s’efforcer de combiner des attaques aériennes avec des attaques massives et simultanées au sol pour casser la résistance de ses adversaires ». Et de citer à l’appui le général israélien Doron Almog, qui commandait en 1982, lors de la 1re Guerre du Liban, une Brigade de parachutistes de Tsahal engagée contre l’OLP et les troupes syriennes au Pays du Cèdre, et qui avait dit : « Contre ce genre d’ennemis, il n’y a que le combat rapproché. Le reste est inefficace ! ».
Richard Darmon

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