23 Av 5779‎ | 24 août 2019

Israël bien décidé à prendre rang dans la conquête de l’espace

« Ce n’est pas parce qu’on ne dispose pas des énormes budgets de la NASA qu’on doit se contenter d’être spectateurs. » Lorsque le Dr Eran Privman, Président Directeur Général de SpaceIL a appris en 2007 que Google organisait un concours (XPrize Lunar Google : GLXP) doté de 30 millions de dollars de prix pour la mise au point d’un module d’exploration automatisé du sol lunaire, il parvint à convaincre trois ingénieurs israéliens (Yariv Bash, Kfir Damari et Yonatan Winetraub) de se lancer dans l’aventure. Le défi a été relevé avec succès : fondé en 2011, SpaceIL qui emploie maintenant 30 personnes à temps plein et 200 bénévoles, vient d’apprendre qu’il figure parmi les 5 finalistes de la compétition, à rang égal avec des équipes en provenance des Etats-Unis, d’Italie, d’Inde, de Malaisie et du Japon. Le module autonome de SpaceIL, de la taille d’une machine à laver, se déplacera par bonds de 500 mètres sur la surface de la Lune. Il devrait être embarqué à bord d’une fusée Space X Falcon 9, dont le lancement est prévu fin 2017. Dans l’esprit de ses concepteurs, le projet d’un budget de 36 millions de dollars, et qui a bénéficié du soutien de plusieurs philanthropes et de nombreuses universités israéliennes, vise à stimuler la créativité et l’innovation dans l’Etat hébreu : « La prochaine frontière, c’est l’espace. Les besoins de l’industrie spatiale pourront contribuer au développement des industries israéliennes. »
Mais il n’y a pas que la Lune qui intéresse les innovateurs israéliens : l’hypothèse de l’exploration de la planète Mars devenant de plus en plus crédible, la société israélienne Stem Rad vient de mettre au point une combinaison pour protéger les cosmonautes des rayons gamma cosmiques. Elle est due au Dr Milstein, radiologue de formation, qui a conçu initialement cette combinaison pour des secouristes devant intervenir dans un environnement radioactif, comme celui conséquent aux catastrophes de Tchernobyl ou de Yokohama. DAVID JORTNER