8 Iyyar 5778‎ | 23 avril 2018

Hommage parisien aux héros juifs de la Shoah

Neuf Juifs et Juives vivants ou disparus ont été honorés le 13 février à Paris par le B’nai B’rith et d’autres associations. Tous ont joué un rôle déterminant dans le sauvetage de leurs coreligionnaires pourchassés sous le Troisième Reich. Il s’agit du célèbre mime Marcel Marceau (de son vrai nom Marcel Mangel), de Léon et Joseph Eligoulachvili, de Georges Loinger, ce Strasbourgeois issu d’une famille orthodoxe âgé aujourd’hui de 106 ans !, de sa défunte sœur Fanny Loinger, de Nelly Willer, de Rachel Grunstein, de l’ancien président du CRIF Théo Klein, âgé aujourd’hui de 96 ans et de son épouse Liliane Lieber-Klein, seule présente physiquement à la cérémonie qui s’est déroulée au Mémorial de la Shoah, à l’initiative de Serge Dahan, président du B’nai B’rith hexagonal. Le président du CRIF, Francis Kalifat, était également présent. Le rav Moché Lewin représentait le grand rabbin de France Haïm Korsia.
Ce genre de manifestation procède d’une prise de conscience nouvelle, celle de l’importance de la résistance juive au nazisme, peu étudiée par les historiens jusqu’à une période récente. Serge Dahan a notamment cité les réseaux suivants : l’Armée juive (AJ), qui ravitaillait les détenus des camps d’internement français ; le Mouvement de jeunesse sioniste (MJS), qui a permis l’évasion d’internés et les a cachés dans le Midi ; l’Œuvre de secours aux enfants (OSE), qui a sauvé des centaines de petits ; le Comité Amelot, principal recours pour les Juifsimmigrés quand les persécutions ont commencé ; les Eclaireurs israélites (EI), qui menaient des actions héroïques en zone occupée ; les aumôniers qui créaient des chaînes de solidarité ; le réseau Marcel qui a sauvé la vie de cinq cent vingt-sept enfants ; la WIZO ou encore la Fondation Rothschild. Serge Dahan a conclu son intervention en affirmant que les sauveteurs juifs de cette époque « nous rappellent que devant l’extrémisme et la haine, il n’y a qu’une attitude possible : faire son devoir par le refus, l’intransigeance et la lutte. Il nous faut donc aujourd’hui plus qu’hier combattre le négationnisme et toutes les formes d’antisémitisme ».
Axel Gantz

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