7 Tammuz 5781‎ | 17 juin 2021

Croire pour croître !

Tandis que les vents froids soufflent encore, Tou Bichvat arrive à grands pas et nous apporte un baume de chaleur ! Interrompant la routine hivernale, le nouvel an des arbres nous convie à consommer de merveilleux fruits, à les apprécier et surtout à remercier Hachem pour toutes les merveilles qu’Il a créées. En outre, à l’heure où la nature se renouvelle, il conviendrait de nous pencher sur les nombreuses similitudes qui existent entre l’homme et l’arbre. Quelles sont-elles ? Et quelles leçons pratiques pouvons-nous en tirer pour l’éducation de nos enfants ? Constance, patience, confiance… et encore !

 

De profondes racines

La résistance et la vigueur d’un arbre dépendent de ses racines. Plus elles sont enfouies en profondeur sous la surface de la terre, et plus l’arbre est robuste. Les « racines » de l’homme, par analogie à celles de l’arbre, ne sont pas visibles à l’œil nu, mais elles siègent en son for intérieur et lui confèrent toute sa grandeur. Elles se réfèrent aux valeurs spirituelles et principes moraux auxquels la personne s’aligne en toutes circonstances.

A nous, parents, d’ancrer au plus profond de l’âme de nos petits, des valeurs éternelles : la Foi en Hachem, l’amour de la Torah, l’honnêteté, le respect d’autrui… Offrons-leur des fondations solides qui les aideront à relever tous les défis et qui les accompagneront à chaque étape de leur vie. En étant équipés d’une bonne armature, même lorsque des « vents forts » se mettront à souffler (les influences extérieures deviendront menaçantes), ils n’en seront pas ébranlés et auront les moyens d’y résister.

 

Soins constants et chaleur

Pour qu’un arbre produise de bons fruits, il faut bien en prendre soin : s’assurer de la fertilité de la terre, l’arroser, le tailler… mais aussi veiller à l’exposer à des conditions météorologiques optimales… De même pour l’enfant, à chaque étape de son développement, il a besoin de nos bons soins pour être guidé, d’un cadre adéquat pour s’épanouir et, bien entendu, d’une abondance de chaleur et d’affection.

 

Planter aujourd’hui pour récolter « demain »

Si le meilleur moment pour planter, c’était… il y a peut-être 20 ans…, aujourd’hui est aussi un moment opportun. En effet, « il n’est jamais trop tard pour bien faire », entreprendre quelque chose de nouveau ou prendre une bonne résolution. Chaque graine que nous plantons compte et offre un héritage aux prochaines générations. A propos, le récit de ‘Honi Haméaguel rapporté dans la Guémara (Taanit 23;a) tombe à pic ! Un jour, ‘Honi croisa un homme qui plantait un caroubier. Il lui demanda : « Quand est-ce que cet arbre donnera ses fruits ? » Son interlocuteur lui répondit : « Dans 70 ans ». Et, ‘Honni, fort surpris, enchaîna : « Penses-tu que tu seras encore vivant d’ici-là ? » Et l’homme de répondre : « Tout comme mes ancêtres ont planté pour moi, je plante pour mon fils ! » En réalité, l’agriculteur, quel qu’il soit, est plein d‘espoir, il ne vise pas des résultats imminents et a confiance en l’avenir.

Ainsi, la patience s’avère être le « b.a.-ba » pour être un bon parent ou un bon éducateur. Les résultats de notre investissement, travail ou labeur ne sont certainement pas immédiats ! Nous devons investir toute notre énergie en plaçant notre confiance en Hachem. A long terme, chaque effort sera récompensé et, avec l’aide de D.ieu, le moment viendra où de bons fruits verront le jour. Faisons preuve de courage et de constance, même lorsque les progrès ne sont pas visibles.

 

Viser haut !

Même les plus petits arbustes semblent essayer d’atteindre le ciel ! C’est la clef de la réussite : il faut viser haut pour grandir. En stimulant nos enfants à avoir des aspirations élevées, ils seront motivés à se surpasser et à atteindre des sommets !

Puisse le verset (Psaumes 126, 5) : « Ceux qui ont semé dans les larmes, récolteront dans la joie », se réaliser au sein de toutes les familles juives. Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter qu’Hachem vous comble de ce bonheur infini de récolter de merveilleux fruits… semblables au Etrog… tant par leur goût (érudits en Torah) que par leur parfum (accomplissant de bonnes actions) !

(Sources: www.arachim.org et www.aish.fr)

Yokheved Levy