23 Kislev 5778‎ | 11 décembre 2017

Prenez-vous le temps de discuter avec votre enfant ?

« Avez-vous eu l’occasion, au cours de ce dernier mois, de discuter avec votre enfant entre quatre yeux et à cœur ouvert »? Telle a été l’une des questions posées aux 400 parents interrogés lors d’un sondage réalisé en Israël par le Makhon Samit. Seuls 60 % d’entre eux ont affirmé avoir récemment entretenu une « conversation personnelle » avec leur enfant. 73 % des parents ayant répondu par l’affirmative à cette question sont des mamans. En revanche, 6 % des mamans ont confié n’avoir jamais entretenu de « conversation personnelle » avec leur fils /fille !

Pour mieux saisir les résultats de cette enquête, il convient de préciser qu’ « une conversation personnelle », selon la définition du Makhon Samit, est une discussion « approfondie » entre le parent et son enfant qui ne dure pas moins qu’une demi-heure. L’objectif d’un tel échange consiste à cerner l’enfant et tenter de comprendre son vécu quotidien : ses impressions, ses sentiments, ses désirs, ses craintes mais aussi saisir l’état de ses relations avec sa patrie, ses camarades de classe ou ses enseignants. En théorie, au terme d’une telle discussion, le parent pourrait dresser un tableau du petit monde intérieur de son enfant. En pratique, même si le résultat escompté n’est que partiellement atteint, le simple fait d’avoir ouvert le dialogue constitue un grand pas en avant pour améliorer la relation parent-enfant.

Il résulte de ce sondage que les parents des jeunes enfants (de 6 à 9 ans) sont presque trois fois plus nombreux que ceux des 16-18 ans à engager une conversation de ce type.

Quel est le moment opportun pour discuter avec son enfant ? Pour 71 % des parents, le moment le plus approprié se situe en fin d’après-midi tandis qu’un parent sur cinq privilégie l’heure du coucher, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de discuter avec des enfants de moins de 12 ans.

Si les parents, dans leur grande majorité, préfèrent s’entretenir avec leur enfant sous le toit familial, d’autres ont proposé diverses alternatives, notamment en voiture, en promenade mais aussi, dans un jardin ou au restaurant.

Dans la course du train-train quotidien que nous menons et qui se résume parfois à « métro-boulot-dodo », la communication au sein de la cellule familiale a tendance à changer de nature. Bien souvent, elle se limite à un outil d’ordre technique – autour d’une information, d’un rappel, d’une remontrance… ou de tout autre échange banal – au lieu d’être d’abord et avant tout l’élément indispensable pour créer et entretenir une relation affectueuse, chaleureuse et confiante. Par conséquent, si le véritable dialogue devient de moins en moins fréquent, il est vivement recommandé de laisser une place dans son agenda à chacun de ses enfants. Accorder au grand comme au petit (et ce, dès l’âge de 3 ou 4 ans) un moment précieux qui lui soit exclusivement réservé. Prendre le temps de se rendre disponible pour son enfant…non pas pour lui dispenser un cours de morale ou pour parler d’un sujet qui nous tient à cœur. Aussi, le but d’un tel échange n’est pas de lui promettre monts et merveilles : le père /la mère n’a pas la prétention de panser toutes ses blessures, de trouver des solutions immédiates à ses « problèmes » ou de concrétiser ses rêves.

L’objectif principal de cet entretien consiste à se tenir totalement à l’écoute de son fils / sa fille, de partager un moment agréable (en l’agrémentant par exemple d’un jeu ou d’un bon goûter) afin de lui montrer qu’il nous est cher, qu’il occupe une place importante dans notre planning et surtout dans notre cœur. Il s’agit d’une heure de bonheur que le parent offre à son enfant. Ce dernier se sentira en confiance et s’épanouira. Par la même occasion, il apprendra à se faire comprendre et à s’exprimer – ce qui lui sera d’une grande utilité pour sa vie d’adulte…

Vous n’avez pas le temps ? Accordez-en tout de même à ceux que vous aimez tant !

Yokheved Levy

 

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