23 Kislev 5778‎ | 11 décembre 2017

« Voter Meyer Habib, c’est œuvrer pour préserver un judaïsme authentique »

La présence la semaine dernière du rav Shaoul Weitzman, aux côtés du rav Haïm Kanievski et du député Meyer Habib n’a pas réellement surpris. Comme le rav nous l’explique dans ces colonnes, l’élu UDI sortant n’a jamais démérité dans son soutien aux institutions orthodoxes en Israël. Entretien.

-Haguesher : Rav Shaoul Weitzman, comment se portent les institutions Ohel Naftali que vous avez créées et que vous dirigez ?

-Rav Shaoul Weitzman: Nos institutions, qui sont, je vous le rappelle, destinées à la communauté francophone en Israël continuent à se développer et nous sommes pleinement heureux de constater que tous les projets que nous avons initiés répondent à un véritable besoin spirituel au sein de cette communauté. Parmi les programmes les plus récents, je soulignerais en particulier Nechama qui se développe actuellement dans 4 universités israéliennes. A la demande express du gadol hador le rav Aaron Leib Steinmann qui nous guide par sa sagesse, nous avons encouragé les avrékhim du collel d’Ohel Naftali à sortir à la rencontre des étudiants français et francophones afin de leur faire partager leurs connaissances en Torah. Souvent ces avrékhim ne se contentent pas de devenir de simples enseignants, ils se transforment souvent en de véritables confidents pour ces jeunes qui vivent dans un nouveau pays éloignés de leurs parents. Et en ce sens, Nechama est une pleine réussite. Par exemple, nous avons des enseignants à Bar Ilan mais aussi au IDC d’Hertzlya, au Collège supérieur de Natanya et même à proximité de l’université de Tel Aviv.

– Combien d’élèves se rassemblent au collel d’Ohel Naftali ?

– Si l’on compte les différentes ramifications du collel à Bne Brak et à Telad, nous avons réuni quelques 60 avrékhim, tous originaires de France.

– Nous avons parlé de votre proximité avec le gaon rav Steinmann. Mais vous êtes également très proche du gaon rav Haïm Kanievski chlita et la semaine dernière on vous a vu à ses côtés lorsqu’il a reçu le député et candidat à la députation française Meyer Habib. Pourquoi avez-vous tenu à être présent à un tel rendez-vous ?

– D’abord parce que l’on ne refuse pas une occasion de rencontrer rav Haïm mais aussi parce que je voulais être présent lorsqu’il apporterait son soutien à Meyer Habib que je connais et dont j’ai eu maintes fois l’occasion d’apprécier l’action pour les olim de France. Ensuite parce qu’il y a 4 ans, le rav Steinman avait appelé les avrékhim à fermer leur guemara pour aller voter en faveur de Meyer Habib et je me suis dit que si c’était vrai il y a quatre ans, cela le serait plus encore, cette fois ci. Il ne faut pas oublier que nous sommes confrontés à de très sérieux défis aujourd’hui en France en
matière de Ché’hita, de Brit Mila et de port de kippa. Et il est important que le député qui représente les Français d’Israël soit un homme pétri de Torah, respectueux du chabbat et porteur d’un judaïsme authentique tels que Meyer Habib. Voilà pourquoi j’ai tenu à être présent ce jour-là, aux côtés du rav Kanievski et de Meyer Habib afin que tout soit fait pour que le député soit réélu et puisse ainsi continuer à sanctifier le nom divin au sein de l’Assemblée nationale à Paris. Une chose est sûre : au sein de nos institutions, c’est ce message, celui des Guedolim que nous allons faire passer.

Propos recueillis par Miri Shoumer.

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