23 Av 5779‎ | 24 août 2019

Donald Trump en Israël à la veille du Yom Yerouchalaïm

Moins  d’un  mois  avant  qu’elle  ne  débute,  la  visite  officielle  que  doit  effectuer  le  président américain les 22 et 23 mai en Israël suscite déjà une vive émotion. Cette visite est une preuve de plus, s’il en fallait, du changement radical qui s’est produit dans les relations  israélo-américaines  avec l’arrivée  de  Trump  à  la  Maison  Blanche. Le programme  exact  de  la  visite  n’a  pas  encore été déterminé,  mais  on  sait  que  le  président américain sera accompagné de son épouse Melania, de sa fille et de son gendre juifs  Jared  et  Ivanka  Kushner  et  du  secrétaire  d’Etat  américain,  Rex  Tillerson.La proximité de  cette  visite  avec  la  date  anniversaire  du  jubilé de  la  réunification  de  Jérusalem  (qui  sera célébrée  en  Israël  le  24  mai)  laisse  peut-être  sous-entendre  que  le président  Trump  pourrait confirmer  sa  décision  de  transférer  l’ambassade  des  Etats-Unis  de  Tel-Aviv  à  Jérusalem.  A défaut,  il  pourrait  reconnaître  la  partie  ouest  de  Jérusalem  comme  capitale  de  l’Etat  hébreu.  La grande  inconnue  concerne,  une  fois  de plus,  le processus de paix avec  les Palestiniens. Les américains  feraient actuellement pression sur  Abbas pour qu’il  cesse de  verser des  salaires aux terroristes palestiniens détenus  en  Israël,  et  ce  en  échange de l’engagement israélien de ne pas construire  la moindre implantation au-delà de la ligne de construction.

A Jérusalem, de nombreux israéliens ont exprimé leur satisfaction de voir le Président américain vouloir s’engager  pleinement  dans  un  dossier  proche-oriental  sur  lequel tous  les  présidents  américains se sont  cassé  les  dents. Et  l’on  rappelle  qu’il  a  fallu attendre  plus  de  4  années  pour  que  Barack Obama  daigne  effectuer une  visite officielle en Israël, alors qu’il s’était précipité six mois après son investiture au Caire, pour y prononcer son fameux discours. D.H.