15 Adar I 5779‎ | 20 février 2019

Clermont-Ferrand contre Israël

Le conseil municipal de Clermont-Ferrand a entériné fin décembre un vœu visant à «ne  plus  acheter  de  produits  israéliens  fabriqués  dans  les  territoires palestiniens occupés ».  Cette recommandation  adressée à  tous  les  habitants  de  la  grande  ville auvergnate a pourtant  été désavouée par le maire socialiste, Olivier Bianchi. Mais il s’est   heurté   à   une   majorité   d’élus   composée   des   groupes   Front   de   gauche, communiste et  écologiste.  « Il ne m’apparaît  pas  fondé,  pour  une  municipalité comme  la  nôtre,  de  susciter  d’inutiles  voire  dangereuses  tensions »,  a  réagi  le premier  magistrat  de la  commune.  De fait,  ce  vote  a  provoqué immédiatement  une violente polémique, sur la Toile et ailleurs, entre Auvergnats partisans ou détracteurs d’Israël.  Olivier  Bianchi a  rappelé  de  son  côté  que le  boycott, tel  qu’il  est  préconisé par  le  conseil,  restait  illégal  en  France.  C’est pourquoi  il  préfère  « encourager  les initiatives visant à fédérer les artisans et porteurs de paix par-delà les frontières et les communautés ». Avant  Clermont-Ferrand,  seules  les  villes  socialiste  de  Bondy  et communiste  d’Ivry-sur-Seine,  en  région  parisienne,  ont  voté  contre  l’importation  de produits de Judée-Samarie ou du Golan.  Axel Gantz