14 Tishri 5782‎ | 20 septembre 2021

Les plaintes pour antisémitisme en chute libre

Le onzième rapport sur l’antisémitisme en France, émanant conjointement du ministère de l’Intérieur et du Service de protection de la communauté juive (SPCJ), a été rendu public la veille de Roch Hachana. Il confirme la baisse continue des actes antisémites officiellement répertoriés, avec une chute record de 58 % entre 2015 et 2016 : trois cent trente-cinq contre huit cent huit. Les secteurs les plus touchés restent le 19e arrondissement de Paris, les agglomérations marseillaise et strasbourgeoise.

En préambule, le document rappelle qu’une série d’attentats djihadistes ont été perpétrés récemment, dont le massacre de la promenade des Anglais à Nice ou l’assassinat de Sarah Attal-Halimi zal. Il souligne également qu’une agression raciste sur trois est dirigée contre une personne ou un groupe de confession juive, alors que cette communauté représente moins de 1 % de la population du pays. Par ailleurs, de nombreuses incivilités et injures ne donnent lieu à aucune plainte et n’entrent pas dans les statistiques, tout comme l’avalanche de messages et sites complotistes véhiculant la haine antijuive et anti-israélienne sur Internet.

Cela dit, Eric de Rothschild, président du SPCJ, s’est « réjoui de cette évolution qui a des causes diverses mais qui est due essentiellement aux efforts particulièrement importants que la police et l’armée ont déployés, pour protéger tant la communauté nationale que la communauté juive ». Selon lui, « l’opération Sentinelle a contribué activement et dans des délais très courts à cette baisse ».

Une analyse contrastant avec celle de responsables politiques de plus en plus bruyants, qui jugent désormais le dispositif inefficace. On sait que son coût humain et financier est tel qu’un nouvel « assouplissement » des patrouilles est prévu par le gouvernement.