11 Sivan 5780‎ | 3 juin 2020

Lorsque ‘Hanouka nous libère de nos complexes

Rav Yaakov Sitruk

Si le monde a reconnu très tôt que la Torah était détentrice de valeurs morales véridiques qui ont influencé voire changé le monde, on a longtemps regardé la Torah par rapport à la science comme obsolète voire contradictoire. Le monde scientifique a toujours eu un regard condescendant et même ironique sur la Torah. Voilà que depuis moins de 150 ans, grâce à des moyens technologiques de plus en plus sophistiqués et considérables, les scientifiques ont découvert et démontré dans tous les domaines que la Torah les avait devancés. A l’occasion de ’Hanouka, prenons un exemple : depuis l’époque des philosophes grecs, tout le monde donnait pour acquis que le monde n’avait pas de commencement, qu’il y avait donc une éternité de la matière. En 1924, un jeune astronaute américain, Edwin Hubble, publie ses travaux. Grâce à ses observations au télescope depuis le mont Wilson en Californie, il a découvert que notre système solaire appartenait à une galaxie et qu’elle était loin de constituer l’essentiel de l’univers. Il fera une deuxième découverte, encore plus sensationnelle, appelée « La suite des galaxies », prouvant que l’univers était en permanente expansion, comme un ballon que l’on gonflerait continuellement. Albert Einstein viendra personnellement le féliciter et le remercier de sa découverte qui lui permettait de prouver la véracité de sa propre théorie. Quelques années plus tard, les scientifiques mesuraient l’énergie qui venait de l’espace et arrivèrent à la conclusion qu’il y eut ce qu’ils appelèrent un Big bang : tout l’univers s’est formé à partir de rien. Une formidable énergie était apparue qui aurait fait fondre toute autre matière. Enfin, encore un peu plus tard, les savants de la NASA intrigués par un monde si vaste se sont mis à compter le nombre d’étoiles, car depuis les grecs on considérait que le nombre d’étoiles était celui visibles à l’œil nu soit environ 4000. Ils emploient alors une méthode qu’ils qualifient, dans leurs propres mots, d’aléatoire et d’approximative pour évaluer le nombre d’étoiles entre 10 puissance 21 et 10 puissance 22. A présent, regardons en quelques mots ce que dit notre tradition sur la question. Tout d’abord, bien évidemment il suffit de lire la Torah pour voir qu’elle parle bien d’une création ex-nihilo, c’est-à-dire : à partir de rien. Théorie aujourd’hui confirmée par la science. Puis la Guémara Bérakhot 32 : donne un compte précis du nombre d’étoiles et les ‘Hakhamim, il y a plus de 1500, sans le moindre instrument de mesure, arrivent au compte de 10 puissance 18 et 64 340 suivi de 12 zéros. Conclusion : les sages donnaient un chiffre duquel la NASA se rapproche et de surcroît un chiffre précis. Ils expliquent tout cela de façon extrêmement ordonnée, comparant les étoiles suivant les versets bibliques à des armées avec des divisions, des bataillons… Mon père Zatsal disaient un jour : « je crois que l’objet est surtout de perdre, s’il y en avait, tous les complexes par rapport à une civilisation de l’époque de ’Hanouka qui prétendait être la plus sage, la plus savante, et qui voulait écraser Israël et le faire douter de la véracité de sa foi ». C’était bien là le combat des nations : ils ne souhaitent pas seulement de dominer la terre d’Israël et l’annexer, mais surtout décourager les juifs et leur montrer que leur sagesse et leur foi est désuète. On voit aujourd’hui le revirement du monde et Israël toujours serein quand, sur sa foi, il continue de réfléchir et d’étudier au quotidien, pour faire de la torah le lieu de sa sagesse, de son intelligence et de sa croyance. Voilà de quoi donner aux lumières de ’Hanouka, d’un seul coup, la perspective des plus belles étoiles.