14 Kislev 5781‎ | 30 novembre 2020

La France place enfin sur un même plan antisémitisme et antisionisme

L’adoption le 3 décembre dernier par l’Assemblée Nationale d’une résolution visant à adhérer à la définition de l’antisémitisme faite en 2016 par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste (IHRA) représente incontestablement un pas en avant important dans la lutte contre l’antisémitisme sous toutes ses formes, y compris l’antisionisme. Cette résolution concrétise une promesse solennelle faite en février dernier lors du Dîner du CRIF par le président Emmanuel Macron.

C’est le député LREM Sylvain Maillard qui a porté devant l’Assemblée cette importante résolution visant à lutter contre l’antisémitisme en adoptant la définition de l’IHRA. Et même si le texte de la résolution n’a pas fait l’unanimité et a même suscité un vif débat, il a finalement été voté par une majorité de 154 députés alors que 72 s’y sont opposés et 43 se sont abstenus. De quoi s’agit-il exactement ? De s’entendre sur une définition commune au sujet de l’antisémitisme afin de pouvoir mieux s’opposer aux actes hostiles commis envers les juifs. A savoir : « L’antisémitisme est une certaine perception des juifs pouvant s’exprimer par de la haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme sont dirigées contre des individus juifs ou non-juifs et/ou leurs biens, contre les institutions de la communauté juive et contre les institutions religieuses juives. » Cette définition de travail a été élaborée puis adoptée en 2016 par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste (IHRA). Composée de 31 pays européens, plus les Etats Unis, le Canada et Israël, l’IHRA a été fondée en 1998 dans le but de renforcer et de promouvoir l’enseignement de la Shoah, la recherche et la mémoire. Parmi eux, 20 pays avaient déjà adopté cette définition de l’antisémitisme, la France restait divisée sur la question puis a fini par trancher. Ainsi, passant en revue les différentes formes d’attaque, discours, écrits, actions, stéréotypes sinistres, traits de caractère négatifs, théories conspirationnistes, contenant un caractère antisémite avéré, l’IHRA précise également que « l’Etat d’Israël, perçu comme une collectivité juive, peut aussi être la cible de ces attaques. » Comme par exemple, fréquemment répandue, la négation du droit à Israël d’exister. Ou encore le fait de remplacer « sale juif » interdit car il constitue un délit, par« sale sioniste » qui pourrait être admis comme une opinion, un point de vue. Ce qui, bien entendu, n’empêche en rien le droit de pouvoir critiquer librement la politique israélienne. D’autant que cette définition n’est pas juridiquement contraignante, puisque la loi réprime déjà les crimes et délits commis en raison de l’origine ou de la religion. Elle vise tout simplement à mieux expliquer ce qu’est exactement l’antisémitisme, notamment dans les milieux scolaires et universitaires, mais également auprès des forces de l’ordre et des magistrats afin de pouvoir prouver les circonstances aggravantes lors de crimes et délits antisémites. Comme cela a été le cas en France, avec plus de 12 crimes commis envers des juifs ces dernières années, pour la seule raison qu’ils étaient juifs. Il faut souligner que le terme d’antisionisme ne figure pas nommément dans la définition de l’IHRA mais par contre il figure dans la résolution votée par l’assemblée nationale. En effet, la résolution estime que « les actes antisionistes peuvent parfois occulter des réalités antisémites » et elle appelle à reconnaître une définition permettant « de qualifier d’antisémites les attaques antisionistes motivées par une haine des Juifs ». Pour Francis Kalifat, président du CRIF le vote de cette résolution est avant tout « une étape nécessaire pour renforcer la lutte contre ce fléau qui représente plus de 50 % des actes racistes dans notre pays. » Tandis que la communauté juive ne représente qu’1 % de la population française. De son côté le ministre israélien des affaires étrangères Israël Katz a salué la décision de l’assemblée nationale d’adopter la définition de l’IHRA. « Cette décision confirme la déclaration du président Macron que l’antisionisme est la forme réinventée de l’antisémitisme. J’appelle d’autres pays à suivre l’exemple de la France. » De son côté, le député Meyer Habib qui œuvre depuis longtemps pour l’adoption de cette résolution, a fustigé ceux qui ont voté contre, comme la gauche et certains députés de droite au « double langage ». Dans un discours important, dont nous publions ici des extraits il a affirmé : « La détestation d’Israël, c’est le nouvel antisémitisme. » Il faut enfin souligner le fait que la publication dans le journal Le Monde à la veille du vote d’une pétition signée par 127 « intellectuels juifs », pour la plupart des universitaires israéliens souvent inconnus mais solidement ancrés dans l’extrême gauche, a interpelé certains des députés français et a probablement refroidi leur intention de soutenir la résolution de Sylvain Maillard. Si en France, les islamogauchistes ont été qualifiés récemment dans ces colonnes d’idiots utiles par l’auteur Yves Azeroual, ces universitaires juifs peuvent aisément être qualifiés d’idiots inutiles voire même nocifs…

ISABELLE AZRIEL

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