20 Adar 5781‎ | 4 mars 2021

Comment les Palestiniens réagissent-ils à la crise politique actuelle en Israël ?

L’incroyable crise politique que l’Etat d’Israël traverse a des répercussions certaines sur la situation géopolitique au Proche-Orient. Nous avons tenté de mesurer son impact chez les Palestiniens.

Sans surprise, l’inculpation de Binyamin Nétanyaou par la Justice israélienne, a été accueillie avec une pleine satisfaction à la direction de l’Autorité Palestinienne à Ramallah. Pour beaucoup de responsables palestiniens, Mahmoud Abbas en tête, Nétanyaou est considéré depuis 11 ans, et certains diront depuis près d’un quart de siècle, comme le principal obstacle à la création d’un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie, ou plus précisément en Judée et Samarie. Pour Abbas, l’ère Nétanyaou a été un véritable calvaire sans fin. Comme l’a admis un observateur palestinien, très au fait des pourparlers israélo-palestiniens (lorsqu’il y en avait) : « Avant Nétanyaou, on parlait de deux Etats pour deux peuples, de reconnaissance mutuelle. Mais Bibi a rajouté une condition en exigeant la reconnaissance par les Palestiniens du caractère juif de l’Etat d’Israël. Une condition inacceptable pour Mahmoud Abbas, qui a provoqué le blocage des négociations », affirme cet observateur palestinien. Assaf Gabor dans le Makor Rishon explique que, de manière paradoxale, les dirigeants
palestiniens reconnaissent devoir une fière chandelle à l’homme politique israélien qu’ils détestent le plus : Avigdor Liberman. Ils sont en effet persuadés que c’est en refusant de rejoindre au lendemain des élections d’avril un gouvernement conduit par Nétanyaou que Liberman a provoqué le début de la chute politique du Premier ministre. Mais ce n’est pas tout : pour les Palestiniens, la crise politique en Israël est du pain béni parce qu’elle a relégué aux calandres grecs le fameux deal du siècle du président Trump dont personne à Ramallah ne voulait entendre parler. Sans l’imbroglio actuel, ce plan de paix américain, apparemment très favorable à Israël, aurait déjà été officiellement présenté par la Maison Blanche, et il aurait certainement fait passer les Palestiniens pour des réfractaires à un règlement du conflit. De ce point de vue, les Palestiniens qui ont tendance parfois à aller vite en besogne, espèrent ouvertement que le départ prochain de Binyamin Nétanyaou sera le prélude à un autre départ tout aussi important pour eux, celui de Donald Trump de la Maison Blanche après les élections de novembre prochain.
En effet, les Palestiniens n’ont pas digéré les changements « dramatiques » instaurés par le tandem Trump-Nétanyaou au cours des 4 dernières années : d’abord, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, ensuite le gel des allocations versées par l’Administration américaine à l’Autorité Palestinienne après le refus formel d’Abbas de cesser les virements aux familles des terroristes, et enfin, il y a un mois, l’incroyable décision américaine de cesser de considérer les implantations comme des illégales, et la Judée-Samarie comme des territoires occupés. Pour Abbas, cette dernière décision est même plus catastrophique que les précédentes car elle risque de saper la légitimité des Palestiniens à se doter dans ces régions d’un Etat indépendant. Cependant, il serait erroné de penser que l’Autorité Palestinienne attend avec une impatience débordante, l’arrivée de Benny Gantz à la présidence du Conseil à Jérusalem. Du point de vue d’Abbas, Nétanyaou et Gantz c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet. Et même s’il n’y a pas avec le leader de Bleu-Blanc, le long contentieux qui existe avec Nétanyaou, on n’oublie pas côté palestinien que dans le cockpit de Bleu-Blanc siègent trois anciens chefs d’état-major qui ont une approche sécuritaire solide et qui ne seront pas ouverts automatiquement à des concessions d’envergure. Voilà donc pourquoi, si l’on ne s’apitoie certainement pas sur le sort de Binyamin Nétanyaou, on ne formule guère à Ramallah de grands espoirs de voir les choses changer à court ou moyen terme…

Daniel Haïk

baise toi baise toi baise toi baise toi baise toi porn watch baise toi baise toi baise toi baise toi baise toi baise toi baise toi sex baise toi baise toi baise toi baise toi sex sex watch baise toi baise toi baise toi baise toi baise toi porn baise toi porn porn porn porn sex porn porn porn porn porn baise toi porn porn porn porn porn porn porn baise toi baise toi porn porn porn porn child porn child porn child porn porn porn child child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn child porn porn porn porn porn porn watch baise toi baise toi porn