16 Kislev 5780‎ | 14 décembre 2019

Teva dans la tourmente

Soulagement pour les actionnaires de Teva à l’annonce d’un accord avec les autorités américaines dans l’affaire des opioïdes, qui met provisoirement fin aux poursuites judiciaires. Les actions de Teva ont retrouvé quelques couleurs à la bourse avec une hausse de 8,7 % à Wall Street et de 11,2 % à la bourse de Tel Aviv. L’accord prévoit que Teva verse 250 millions de dollars et fournisse des médicaments pour soigner la dépendance aux antalgiques, pour une valeur de 23 milliards de dollars sur dix ans. Rappelons que Teva et d’autres sociétés pharmaceutiques sont accusées d’avoir fait la promotion d’antidouleurs hautement addictifs, 400 000 personnes sont ainsi mortes d’overdose de médicaments aux États-Unis.

Les autres compagnies pharmaceutiques impliquées dans la même affaire,
devront, elles aussi, verser des indemnités, étalées sur plusieurs années. De plus, Teva ainsi que la société Johnson and Johnson ont accepté d’arrêter de commercialiser des antalgiques. Cet accord serait un bon accord pour Teva. Il pourrait coûter 160 millions de dollars par an à Teva sur les bénéfices de la société qui étaient de 3,16 milliards de dollars en 2018, représentant ainsi entre 5 et 6,3 % des bénéfices de la société.

Toutefois, l’accord n’a pas encore été ratifié définitivement, mais donne un peu d’air à Teva pour mettre au point un accord final avec les autres compagnies incriminées. Mais Teva doit également faire face à une autre procédure judiciaire, accusée par plus de 40 Etats pour s’être mise d’accord avec d’autres compagnies pharmaceutiques pour augmenter les prix de leurs médicaments et s’être partagé le marché des médicaments génériques. Teva est confrontée à une dette abyssale et ces procédures ne devraient pas arranger les finances de la compagnie israélienne.