12 Kislev 5781‎ | 28 novembre 2020

Toute la nouveauté se trouve dans l’emballage !

Nous assistons à un phénomène en vogue au sein des parents et enseignants : ils sont de plus en plus nombreux à suivre des formations, participer à des ateliers, assister à des conférences ou consulter des professionnels en matière d’éducation. D’autres pourraient remettre en question la validité de ces nouvelles méthodes proposant des approches différentes de celles des générations antérieures. Quels sont les motifs qui expliquent ce besoin grandissant des parents d’être guidés pour pouvoir éduquer leurs enfants correctement ? Comment se fait-il que nos parents et nos grands-parents assumaient leur rôle de façon autonome sans avoir recours à une assistance quelconque ?

En premier lieu, il conviendrait d’insister sur le fait que depuis des millénaires, la fierté du Juif réside dans cette force de caractère de conserver sa tradition, ses valeurs mais aussi son apparence extérieure, y compris son nom, sa tenue vestimentaire et sa langue. Aujourd’hui, tout comme dans le passé, les parents aspirent à élever leurs enfants dans la voie authentique de la Torah. Où est donc la différence ?

Le terrain n’est plus le même, les conditions et le mode de vie ne sont pas semblables à ceux d’hier. De fait, bien que les valeurs que nous souhaitons inculquer restent inchangées, il nous incombe de les présenter autrement pour qu’elles puissent être acceptées et assimilées. Le fond reste identique mais la forme est modulable. L’autorité… une notion en voie de disparition ? Pour mieux cerner les mutations de notre société, il sied de rappeler une réalité historique qui a métamorphosé les mentalités. Les régimes monarchiques et/ou dictatoriales ont été remplacés par les régimes démocratiques. Dans de tels systèmes, chacun jouit de liberté mais celle-ci a eu des répercussions néfastes dans la sphère familiale. Peu à peu la notion d’autorité s’est émoussée et a quasiment disparu. Si le respect de la hiérarchie, voire de l’adulte en général, était autrefois scrupuleusement maintenu, aujourd’hui quel jeune n’hésiterait pas à critiquer ou à contredire une personne plus âgée que lui ?! Vu que la soumission à l’autorité parentale (ou autre) n’est plus une évidence, l’éducateur doit représenter pour l’enfant une figure aimante qui le comprend et qui le respecte pour exercer sur lui une influence positive. Par conséquent, pour réussir dans notre noble tâche, nous devons apprendre à communiquer dans une ambiance sereine et conviviale, à écouter attentivement notre enfant (pas à l’entendre d’une oreille) afin de le comprendre et d’instaurer une relation de confiance. Ainsi, ces mêmes valeurs qu’un grand-père réussissait à transmettre simplement de par sa présence et son exemple, sans avoir à fournir la moindre explication, doivent aujourd’hui être soigneusement emballées pour les inculquer à nos jeunes ! L’effort… moins tu en fournis, mieux tu te portes ?

Autre caractéristique propre à notre ère moderne : le progrès technologique ! Dans un monde où la machine a remplacé le travail physique de l’homme pour lui offrir bien-être et confort à tous le niveaux, l’effort requis pour satisfaire n’importe quel besoin devient quasi inexistant. Notre résistance face à la douleur, à la difficulté ou au manque quelconque semble être en nette régression. Puisque l’effort n’est plus valorisé, chacun aspire à faire ce qui est facile et agréable. Or, lorsque nous essayons d’élever nos enfants, nous attendons d’eux qu’ils fassent preuve de retenue et de maîtrise de soi : éléments qui se trouvent en opposition avec le monde environnant dans lequel ils baignent. Il est intéressant de constater que dans les générations passées, les jeunes n’avaient aucun intérêt à quitter le système scolaire à un âge précoce car l’autre alternative qui leur était offerte (rejoindre le monde professionnel) demandait tout autant, si ce n’est plus, de fournir un travail acharné. Aujourd’hui, le domaine essentiel qui exige de notre part de fournir des efforts reste la Avodat Hachem. Il faut donc nous investir pour transmettre à nos enfants le goût d’acquérir de bonnes Middot, celles qui feront d’eux des êtres heureux à toutes les phases de leur vie et d’amasser le maximum de bonnes actions qui seront leur bagage éternel. En conclusion de ces deux points exposés, nous comprenons qu’il faut trouver des moyens pour valoriser aux yeux des enfants les valeurs de la Torah et leur faire aimer les Mitsvot. Gardons fraîchement en mémoire les douceurs des Simanim de Roch Hachana, les chants et danses de Sim’hat Torah pour guider nos enfants dans la bonne direction. A l’heure où la rue peut parfois les attirer, nous devons les combler de chaleur et d’affection pour les protéger des vents qui soufflent à l’extérieur et nous assurer qu’ils n’éprouvent guère le besoin de chercher de réconfort ailleurs !

(Source : Ouvrage du Rav Pin’has Shreiber intitulé “Léguadel”)

Yokheved Levy

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