7 Tammuz 5781‎ | 17 juin 2021

Echapper au déluge de Noa’h à nos jours

S. Malka

Nous voilà après un mois empli de fêtes. Nous nous sommes rapprochés de notre Créateur, avons obtenu Son pardon et avons pu nous réjouir de tout notre cœur à Souccot en unissant les 4 espèces et danser avec la Torah à Sim’hat Torah.

Nous espérons que nous n’avons pas simplement traversé ces fêtes mais que les fêtes nous ont traversés, nous ont changés. Ces fêtes de Tichri, nous travaillons notre Cœur : la prière, le pardon et la demande du pardon, la joie… nous espérons que ces fêtes ont attendri, assoupli notre cœur, nous ont rendus plus ouverts aux autres, plus conciliants, plus compréhensifs, plus empathiques. La paracha de cette semaine nous surprend en pleine méditation et nous éclaire sur le sujet : dans un monde ravagé par la violence, seul un Homme trouve grâce aux yeux de son Créateur : Noa’h. Qu’avait-il de particulier ? Que savons-nous de lui ? Nous le rencontrons, construisant une arche durant 120 ans, expliquant calmement à ceux qui lui demandent le motif de cette construction. Ensuite, une année entière, il partage l’arche avec ce qui sera plus tard, le monde animal tout entier. Il s’occupe avec dévouement et sans relâche de chacune des espèces sans se plaindre et sans rien attendre en retour. Il accepte la vie que D.ieu lui a donné avec joie et naturel et c’est ainsi qu’il se comporte avec ceux qui l’entourent. Son nom lui allait à la perfection : Noa’h, signifie en Hébreu facile à vivre, souple, agréable. C’était le seul ! Et c’est le seul qui a survécu au déluge !

Aujourd’hui, rien n’a changé. Si le déluge n’est survenu qu’une fois à l’échelle planétaire, et au sens propre, des variantes locales et moins concrètes nous entourent constamment. Nous sommes soit exposés au déluge, soit à l’abri, dans l’arche. Tout est question du choix de vie que nous faisons : si nous adoptons la conduite de Noa’h, si nous sommes bons avec les autres, ouverts aux autres, prêts à pardonner, à céder, à renoncer même à ce qui nous revient, alors nous sommes à l’abri, le monde nous appartient : nous avons des amis, une famille, la joie et le bonheur. Si nous adoptons l’attitude contraire, si nous sommes exigeants, pointilleux, rancuniers, notre vie est un déluge.

Cette idée est largement développée par l’écrivain et pédagogue ‘Haïm Walder. Dans ses nombreux livres destinés aux parents et aux enfants, dans ses émissions et à toute occasion où il prend la plume ou la parole, il appelle les petits comme les grands à donner sans compter, céder, à voir le bien chez les autres, en toute circonstance et envers toute personne. Avec une expérience colossale de 30 ans dans l’éducation et le coaching familial, il affirme que cette marche à suivre est la clé du bonheur. Les histoires vécues qu’il raconte illustrent de manière poignante et claire à la fois, la lumière qui habite les personnes au bon cœur et l’obscurité qui réside parmi ceux qui préfèrent ne voir qu’eux-mêmes. Nous souhaitons tous échapper au déluge, pas seulement au sens propre, mais aussi celui qu’entraîne naturellement derrière lui l’égoïsme. Nous voulons vivre pleinement, sereinement, nous voulons des enfants épanouis, aimants et reconnaissants, alors soyons Noa’h, n’ayons pas peur de donner, n’attendons rien en retour, l’arche nous protègera !