23 Heshvan 5780‎ | 21 novembre 2019

Les histoires de vie du grand rabbin Yossef ‘Haïm Sitruk zatsal

Avec l’autorisation d’Israël Torah

Le grand rabbin Yossef ‘Haïm Sitruk zatsal avait un attachement particulier pour certaines mitsvot. Ceux qui l’ont connu savent que, pour lui, la prière était toujours un grand moment et en particulier la prière en minyan. Il lui est certes arrivé de prier seul mais il lui est arrivé bien plus souvent de faire des choses incroyables pour pouvoir prier en minyan.

Comme en témoigne l’histoire suivante : un riche philanthrope juif de Genève, Mr Rapoport avait fait un don exceptionnel au mouvement Habad Loubavitch à New York et cela lui avait valu d’être invité en Yé’hidout avec le Rabbi de Loubavitch. Mr Rapoport avait alors téléphoné au grand rabbin Sitruk pour lui demander de l’accompagner lors de ce déplacement hors du commun à New York. Le rav Sitruk très honoré accepta mais à une condition : il lui fallait absolument pouvoir prier les trois prières quotidiennes avec Minyan afin qu’il ne rate pas une seule fois le Kadich à la mémoire de l’un de ses parents décédé dans l’année. Le mécène suisse déploya des efforts considérables afin de satisfaire à cette requête du grand rabbin Sitruk et c’est ainsi que le grand rabbin put prier un office de Minha à l’aéroport Charles de Gaulle avant de prendre le Concorde pour rejoindre New York et y prier l’office suivant d’Arvit (Maariv) ! Et de facto, durant les deux années de deuil pour ses parents, le rav Sitruk n’a jamais raté le moindre kadich à leur mémoire.

La seconde histoire permet de mieux comprendre la récompense qu’Hachem accorde à celui qui attaque tant d’importance à cette mitsva centrale de la Téfila avec Minian. Cette histoire se rapporte à la période où le rav Sitruk a été hospitalisé dans un état grave après son AVC au début des années 2000. Bien évidemment au début son état était trop sérieux pour qu’il puisse prier et à plus forte raison avec minyan. Mais le jour de la azkara de son père, ses enfants ont organisé un minyan à proximité de sa chambre à l’hôpital. Il était très faible mais à la fin de cette prière, il nous a dit : « A partir de maintenant, je veux pouvoir faire au moins une téfila par jour avec minyan. Il a été décidé avec la famille d’organiser chaque jour l’office de Min’ha. Et chaque jour un minyan de personnes venait prier avec le rav. Cependant parfois, certains avaient du retard, d’autres un cas de force majeure, mais le rav Yaacov Sitruk a témoigné que pas une seule fois, l’office ne s’est fait sans minyan durant cette période : « Même lorsqu’il manquait plusieurs personnes et que l’heure du coucher du soleil approchait très vite, à chaque fois, finalement, le minyan s’est formé et le rav Sitruk a pu prier comme il le souhaitait… Notre père disait, relate le rav Yaacov Sitruk que lorsque l’on n’abandonne pas une mitsva, celle-ci ne nous abandonne jamais…

D.H. (Extraits des Histoires du rav Sitruk, avec le concours d’Israël Torah et de Shimshon Attali).