24 Tishri 5780‎ | 23 octobre 2019

La Bar Mitsva est au 3e étage…

L ’anecdote suivante se passe alors que le rav Yossef Haïm Sitruk était déjà bien diminué par la maladie et qu’il avait beaucoup de difficultés à se déplacer. Un jeune Bar Mitsva et son père avaient beaucoup insisté pour que le rav Sitruk soit présent à la soirée de fête marquant cet événement. Face à tant d’insistance, le rav avait alors promis qu’il serait présent. Et effectivement le soir en question, le rav Sitruk arrive en voiture devant la salle. Très vite le père de famille et le Bar Mitsva lui-même viennent l’accueillir. Mais le père prend les devants et annonce au rav que la salle de fêtes est au 3e étage et que malheureusement l’ascenseur ne marche pas. Comme je pense que vous ne pourrez pas monter ces trois étages à pied je suis venu pour vous remercier d’avoir fait le déplacement. Mais ne vous dérangez pas. Le rav Sitruk lui répond : « Mais il n’en n’est pas question. J’ai promis que je viendrais à la fête du jeune Bar Mitsva et je tiendrais ma promesse même s’il faut que je monte à pied ces trois étages. Et effectivement, le rav, qui était hémiplégique, a commencé à grimper peu à peu les étages jusqu’à ce qu’il arrive à celui de la Bar Mitsva. Son entrée dans la salle a provoqué une grande émotion. Peu après une personne s’approche de mon père et lui dit : « Rav Sitruk, comment dans votre état, avez-vous fait pour monter trois étages ! Et le rav de répondre : « Mais je n’ai pas monté trois étages… J’ai gravi une marche puis une autre et encore une autre. Et c’est comme cela, peu à peu, que je suis arrivé au 3e étage ». L’enseignement que le rav à voulu nous livrer est majeur : « Dans la vie, il ne faut jamais se fixer d’objectif que l’on ne pourra pas atteindre. Il faut toujours se fixer des objectifs que l’on peut atteindre et ensuite s’en fixer d’autres pour aller de l’avant. Pour le rav Yaacov Sitruk, qui a relaté cette anecdote, c’est uniquement à l’aide de ce principe que le grand rabbin a pu surmonter les épreuves physiques qui ont été les siennes, en particulier durant la fin de sa vie.