24 Tevet 5780‎ | 21 janvier 2020

Macron tente de calmer les ardeurs sécuritaires de Nétanyaou

Vendredi dernier, Emmanuel Macron a téléphoné à Binyamine Nétanyaou. Motif de cet entretien téléphonique : le président français a demandé au premier ministre israélien de réduire l’activité militaire israélienne contre des cibles iraniennes stationnées en Syrie, au Liban et en Irak, au moins au cours des prochaines semaines, afin de créer un climat de sérénité qui puisse favoriser les tractations au plus haut niveau en vue d’une rencontre, encore hypothétique, entre Donald Trump et Hassan Rohani. Inutile de préciser que le premier ministre israélien s’est empressé de repousser des deux mains la requête française : c’est précisément le moment le plus inopportun qui soit pour débattre du dossier nucléaire iranien, alors que Téhéran attise la tension et se montre plus agressive dans notre région. Ceci étant, le député des Français de l’Etranger (8ème circonscription) a publié une lettre adressée au président Macron dans laquelle il lui demande d’inclure le Hizbollah dans la liste des organisations terroristes. Meyer Habib a énoncé dans cette lettre la longue liste des actes terroristes commis au fil des ans par le mouvement chiite, de sa responsabilité dans l’attentat contre le bâtiment de la communauté juive argentine AMIA, il y a 25 ans, jusqu’à son action subversive contre des cibles israéliennes dans le nord d’Israël, en passant par son implication dans des attentats terroristes sur le sol français et sur son aspiration affirmée et répétée à voir la disparition de l’Etat Juif.

Daniel Haïk