9 Tishri 5781‎ | 27 septembre 2020

Kfar Saba et Tel-Aviv : villes idéales ?

Selon une nouvelle étude du Bureau Central des Statistiques concernant les transferts d’une ville à l’autre et le degré de satisfaction des Israéliens de leur lieux de vie dans les grandes villes, un tiers seulement des Israéliens de vingt ans et plus habitent sur leur lieux de naissance. La différence est frappante entre Juifs et Arabes, puisque seulement 24 % des Juifs restent dans la même ville alors que 80 % des Arabes vivent toujours dans leur ville de naissance. Seuls 17 % des Juifs laïcs restent dans leur ville d’origine, 27 % des Juifs religieux et 31 % des Juifs orthodoxes. Parmi les grandes villes, le taux le plus important de population nouvelle avec une ancienneté de moins de dix ans est détenu par Ramat Gan (40 %), Beit Chemech (36 %) et Tel-Aviv (34 %). 83 % des plus de vingt ans envisagent de rester dans leur ville pour les cinq années à venir, parmi eux 81 % des Juifs contre 90 % des Arabes.

Parmi les 16 grandes villes du pays, les taux les plus élevés de personnes envisageant de rester dans la ville de leur enfance, Netanya tient le haut du pavé avec 89 %, puis Jérusalem avec 88 % et Kfar Saba avec 87 %. Concernant le taux de satisfaction générale du lieu de vie, il s’avère que 84 % des gens sont satisfaits de leur ville de plus de 100 000 habitants, la première étant Kfar Saba avec 96 % de satisfaits et 91 % pour TelAviv. 58 % y apprécient les espaces verts, parcs et jardins, contrairement à Jérusalem où le taux n’est que de 37 % de satisfaits, même chose pour ce qui concerne la propreté de la ville, la capitale ne remporte pas beaucoup la faveur de ses habitants.

Sur la question des transports en commun, la déception est unanime pour toutes les grandes villes et concernant l’emploi, la plupart des employés travaillent en dehors de leur ville d’habitation, sauf à Jérusalem avec 86 % de sa population qui travaillent dans la ville. Les grands centres industriels devraient donc continuer à être touchés par les importants embouteillages autour des grandes villes, véritable fléau pour les habitants, mais aussi pour la pollution.

Source : Maariv