15 Kislev 5781‎ | 1 décembre 2020

Quelques réflexions après la clôture des listes électorales

Moshe Ya'alon, Gabi Ashkenazi, Benny Gantz and Yair Lapid of the Blue and White party seen after a statementTel Aviv on February 21, 2019. Photo by Noam Revkin Fenton/Flash90 *** Local Caption *** ëçåì ìáï ôåãéåí áçéøåú àôøéì 2019 éàéø ìôéã áðé âðõ îôìâä îøëæ

En se référant aux instituts de sondages, on est désormais en mesure de mettre un nom sur l’immense majorité des 120 fauteuils
de députés qui seront occupés pour la première fois au lendemain des fêtes de Pessah 5779, lors de la séance inaugurale de la 21ème
Knesset. Mais en attendant ce jour de fête , il convient de revenir sur l’effervescence politique des derniers jours, marquée par le
renforcement du bloc centriste Gantz-Lapid et par l’affaiblissement du bloc de Droite. L’union centriste bleu blanc, réincarnation d’un centrisme
éphémère En regardant jeudi soir dernier(21.2), Benny Gantz, Yaïr Lapid, Moché Yaalon et Gaby Ashkénazi se donner l’accolade après l’officialisation du nouveau bloc centriste Bleu-Blanc, j’ai repensé à une scène semblable qui s’est tenue très exactement il y a 20 ans, le 23 février 1999: il s’agissait alors de la création du …Parti Centriste. D’ailleurs, les points communs ne manquent pas: déjà à l’époque, l’objectif de cette formation centriste était de remplacer Byniamine Nétanyaou qui terminait son premier mandat de Premier ministre, et qu’ils ne pouvaient supporter. Et déjà, à l’époque, cette formation comptait 4 chefs de file dont un ex-chef d’étatmajor (Amnon Lipkin Shahak zal), un général Itzhak Mordehaï, et deux “princes séduisants” venus du Likoud (Dan Méridor et Rony Milo). Les sondages étaient élogieux et lui accordait pas moins de 15 mandats! On l’appelait même le “parti des 4 Premier ministrables” car à époque, où le Premier ministre était élu au suffrage universel direct, chacune de ces étoiles
montantes pouvait espérer damer le pion à Netanyaou. Leur union paraissait solide comme le roc et ils s’affichaient ouvertement comme étant l’alternative au pouvoir du Likoud. La fin de l’histoire est connue: trois mois plus tard, lors des Législatives de 99 , le parti centriste n’obtenait que …6 mandats avant de sombrer peu après dans la division et la rivalité entre ses 4 têtes d’affiches et de disparaitre très vite de l’échiquier politique israélien. Bien évidemment, l’histoire ne se répète jamais. Mais il faut savoir en tirer les leçons. Et l’une des leçons de l’expérience manquée du parti centriste de 99, est d’abord que le prestige des galons militaires ne garantit pas la réussite dans la vie politique. Même Ehud Barak qui avait succédé cette année là à Netanyaou en a fait la cruelle expérience puisque le plus décoré des chefs d’état major israéliens a terminé 20 mois plus tard, en pleine seconde Intifada, le plus cours et le plus médiocre mandat de premier ministre de l’histoire de l’Etat d’Israel. La seconde leçon que l’on peut tirer de l’histoire politique d’Israël c’est l’éphémérité de toutes les expériences centristes . Car après le passage des “étoiles filantes” de 99, il y eut, en 2005, l’expérience Kadima qui se vantait de s’être débarrassé des idéologies de Katzenelson et Jabotinski. Dix ans plus tard et après avoir dirigé le pays, Kadima avait disparu. Et d’ailleurs ce n’est certainement pas un hasard, mais plutôt un symbole, si le parti Bleu Blanc a vu le jour, 48 heures à peine, après que Tsipi Livni ex-leader de Kadima ait tiré, dans la douleur, un trait final sur sa carrière politique. Il serait donc judicieux de rappeler aux généraux Gantz, Yaalon et Ashkenazi, et au sergent Lapid que derrière le projet “grandiose” mais légitime de destituer Netanyaou, il y a un pays qu’il
faudra ensuite gérer, non pas comme une base militaire, mais sur la base d’un idéal qui va bien au dela des slogans sympathiques mais creux d’unité et de responsabilité qu’ils ont diffusé , jeudi soir dernier. Netanayaou a-t-il perdu son magic touch? Un rappel historique…encore: les dernières consultations électorales ont prouvé que Binyamine Netanyaou n’était jamais aussi fort que lorsqu’il était blessé et affaibli . Il suffit de se rappeler que 40 jours avant les élections de 2015, l’avenir du Premier ministre paraissait bien compromis face à un Camp Sioniste qui caracolait en tête
des sondages. On connait la suite… Mais tout de même : le comportement du chef du Likoud au cours des derniers jours précédant la clôture des listes électorales a de quoi surprendre, voire même, décontenancer. Certes on peut comprendre, même sans le justifier, pourquoi Netanyaou a oeuvrér avec tant d’insistance pour consolider le bloc sionisme-religieux en offrant monts et merveilles au Foyer Juif en échange de son acceptation à intégrer les radicaux d’Otsma Yéhoudit dans sa liste. Il est légitime pour le Premier ministre de vouloir éviter la perte de voix précieuses de la droite nationaliste en rassemblant des formations qui seules ne passaient pas le seuil d’éligibilité. Mais dans ce cas pourquoi Mr Netanayiou n’est pas allé jusqu’au bout de sa démarche en proposant par exemple à Zéout de Moché Feiglin, à Israel Betenou de Liberman et à Koulanou de Kahlon de fusionner avec le Likoud afin que le parti de Droite se hisse plus haut encore dans les sondages et rivalise avec le Centre Bleu Blanc? C’est pourtant ce que Netanyaou avait fait en 1996 en renforçant le Likoud avec les partis Guesher de David Levy et Tsomet de Rafoul Eytan. De l’avis général, Netanyaou avait pourtant compris que l’union Gantz-Lapid allait se concrétiser! Pourquoi n’a-t-il donc pas réagi? A cette questions on peut répondre que des propositions ont été faites en particulier à Moche Kahlon, mais également a Liberman qui les ont repoussé parce qu’ils étaient et restent toujours persuadés de passer le seuil d’éligibilité. Idem pour Feiglin qui depuis le départ fait course a part et prétend avec une assurance débordante être la «surprise des elections».Cependant, il faut bien avouer que la formation Bleu- Blanc, qui a doublé le Likoud dans les sondages, piège le Premier ministre: en effet d’un coté Mr Netanyaou se voit obliger
d’appeler son electorat de Droite a renforcer le Likoud afin qu’il reprenne au plus vite sa place de parti leader sur l’échiquier politique. C’est ce qu’il a fait jeudi soir dernier, peu après l’officialisation de la fusion Gantz-Lapid, mais en renforçant le Likoud, le Premier ministre va irrémédiablement
affaiblir les petits partis et provoquer leur chute en deca du seuil d’éligibilité. Or Mr Netanyaou sait pertinement que si une ou l’autres des formations qui composaient sa coalition sortante «plonge», ses chances de conserver le pouvoir seront hypothéqués…. Voilà pourquoi, quelque part on a le sentiment au lendemain de la clôture des listes que le Netanyaou qui entame cette confrontation semble avoir quelque peu perdu son fameux magic -touch. Et ce avant même de connaitre la décision d’Avihai Mendelblit dans ses affaires judiciaires… L’échéance du conseiller Mendelblit Si, comme tous les médias et observateurs le prédisent, Binyamine Netanyaou est inculpé de corruption au moins dans l’affaire
4000(Bezek Walla), le Likoud risque de se retrouvé affecté et même si le bloc centriste connait une baisse logique dans les sondages après l’euphorie de l’union , le grand parti de Droite risque aussi de chuter sensiblement dans les sondages. Pour Netanyaou, la grande question sera de savoir
si ces voix perdues resteront à droite ou bien si elle se déplaceront au centre? C’est pour empêcher ce détournement qui pourrait être fatal au bloc nationaliste que les conseillers du Premier ministre tentent
actuellement de minimiser l’importance de la décision du conseiller juridique., par exemple en insistant sur le fait qu’il ne s’agit pa d’une inculpation officielle mais plutôt du début d’une procé dure d’inculpation qui pourrait durer plus d’un an. Les francophones ont la cote : Avec la publication des listes électorales, on a appris que deux formations avaient
introduit dans ces listes des candidats francophones. Le parti Chass qui se préoccupe grandement ces derniers mois de l’intégration des olim de France en général et de leur intégration spirituelle en particulier a cherché un candidat francophone représentatif qui pourrait figurer à une place de choix dans sa liste électorale: plusieurs personnalités ont été approchées par le leader du parti le rav Arie Derhy. Finalement le choix de Chas s’est porté sur Yossi Taieb (voir notre entretien) qui se retrouve au 15ème rang dans la liste. La seconde formation est la nouvelle droite de Naftali Benett
et d’Ayelet Shaked qui a placé elle aussi au 11ème rang le cofondateur
du mouvement Aleinou , Me Yom Tov Kalfon. Ces derniers espèrent entrer de manière effective à la Knesset si leur formation fait partie de la prochaine coalition en particulier par le biais de la loi norvégienne qui permet aux ministres de démissionner de la Knesset et d’être remplacés par les suivants dans la liste électorale. L’alliance Foyer Juif Otzma Yeoudit: une démarche téchnique, pas idéologique C’est vrai: la décision prise par la direction du Foyer Juif , sous la pression du Premier ministre n’était pas simple. Idéologiquement il y a un fossé entre Otsma et le Foyer Juif, et l’on peut comprendre le malaise qui a accompagné cette décision. Mais le spectre des elections de 92, lorsque la division de la droite sioniste religieuse avait permis la victoire de Rabin et indirectement le processus
d’Oslo, reste très présent. D’autant plus qu’il s’agit là d’une union technique et ad hoc qui se démantèlera au lendemain des élections. Tout en se démarquant ouvertement d’Otzma Yéhoudit on doit tout de meme s’étonner du tollé général provoqué par cette alliance et par qualification systématique du parti Otzma de «disciples du rav Meir Kahana». En effet, le leader d’Otzma Yéoudit, Dr Micael Ben Ary a déjà siégé dans la 18eme Knesset et sa présence n’avait jamais soulevé autant de critiques. Ces critiques sont d’autant plus étonnantes qu’elle viennent le plus souvent de personnes qui ont toujours fermé les yeux sur la présence au sein du parlement israélien de formations comme Balad qui nie l’existence d’un état juif et dont le leader passé, Azmi Bashara a été accusé de collusion avec
le Hizbollah. Une précision s’impose: selon la commission électorale
centrale et la cour supreme israélienne Otzma Yéoudit est un parti politique légitime, même s’il est permis de s’en dissocier. Tout
comme Balad. Pourquoi ceux qui invoquent le libéralisme de la
Cour Suprême ne s’insurgent-ils pas face à sa «reconnaissance tacite» de ce qu’ils appellent le «mouvement kahaniste?
Daniel Haïk

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