8 Kislev 5781‎ | 24 novembre 2020

Résolution historique contre le Hamas à l’ONU Un échec qui a un goût de victoire

Israeli Ambassador to the United Nations Danny Danon addresses a United Nations General Assembly meeting ahead of a vote on a draft resolution that would deplore the use of excessive force by Israeli troops against Palestinian civilians at U.N. headquarters in New York, U.S., June 13, 2018. REUTERS/Mike Segar - RC1901368F00

Il ne faut pas faire la fine bouche : ce n’est pas tous les jours que 87 pays membres des Nations Unies votent contre les Palestiniens et indirectement en faveur d’Israël. Et même si pour des raisons techniques, la résolution américaine condamnant le Hamas n’a pas été validée, elle marque un tournant majeur dans la relation très chaotique entre l’Etat hébreu et les instances onusiennes. Analyse.                                                                                    Il y a un peu plus de deux ans le 22 septembre 2016, Binyamin Nétanyaou avait prononcé à la tribune de l’Assemblée Générale des Nations Unies un discours remarqué. Au cours de cette allocution, le Premier ministre israélien avait utilisé des termes très fermes d’abord pour dénoncer la position partisane de l’ONU contre Israël et ensuite pour annoncer avec certitude les changements qui allaient se produire au sein même du palais de l’ONU : « Je suis persuadé que l’Etat d’Israël va avoir un merveilleux avenir, ici, à l’ONU. C’est sans doute pour vous, pour cette honorable assemblée, une véritable surprise, car comme vous le constatez, chaque année, devant cette tribune, je ne manque pas de faire des reproches et critiquer cet organisme pour sa partialité obsessionnelle à l’égard de mon
pays… L’ONU qui a été fondée sur la force morale est devenue une «farce» morale. Et alors que vous auriez tendance à croire que rien ne changera ici, je puis vous dire avec conviction que beaucoup de choses vont en effet changer, et bien plus tôt que vous ne pourrez l’imaginer… Le changement
se fera dans ce même hémicycle, car vos gouvernements commencent à changer d’attitude à notre égard. Tôt ou tard, la façon dont vous voterez concernant Israël à l’ONU, changera également. Car de plus en plus de nations en Asie, en Afrique, et en Amérique latine, et partout ailleurs, perçoivent Israël comme un partenaire viable et puissant – un partenaire
dans la lutte contre le fléau du terrorisme, un allié dans le développement de la technologie de demain »… Aujourd’hui, on peut qualifier cette allocution de prémonitoire en particulier après le score exceptionnel obtenu par les Etats- Unis lors du vote, jeudi soir dernier, de leur
résolution visant à condamner le Hamas pour avoir tiré au milieu du mois de novembre dernier, des centaines de missiles en direction du territoire israélien. Allant à l’encontre de toute tradition onusienne, 87 pays dont la plupart des pays de l’Union Européenne, ont pris leur courage à deux
mains et ont voté en faveur de cette résolution initiée par l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikky Haley. 57 pays ont voté contre et 33 se sont abstenus. Cependant cette résolution n’a pas été validée par l’Assemblée générale à cause d’une démarche procédurale et technique conduite par les Palestiniens avec le soutien du Koweït et d’autres pays arabes. Ces pays ont réussi à faire passer, par une légère majorité de 74 voix contre 72, une directive selon laquelle la résolution américaine devait obtenir une majorité des deux tiers et non une simple majorité. De facto, il a manqué une dizaine de voix pour que cette résolution soit entérinée. Mais comme l’ont souligné les dirigeants israéliens, dans le contexte viscéralement antiisraélien qui règne à l’ONU, cet échec a un goût de victoire. Binyamin Nétanyaou ne s’y est pas trompé et a félicité ces 87 nations qui ont voté massivement contre le Hamas : « C’est un succès important pour Israël et les Etats-Unis », a affirmé le Premier ministre. Nikky Haley dont c’était là l’une des dernières interventions officielles en faveur d’Israël en tant qu’ambassadrice au Palais de verre, n’a pas caché sa satisfaction : « Un jour nouveau s’est levé sur l’ONU. Le simple fait que 87 pays aient admis que le Hamas posait un problème, est, en soi, une véritable révolution », a déclaré Haley qui terminera son mandat le 31 décembre. Même son de cloche pour Danny Danone, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU qui a affirmé que « ce vote prouve le succès du changement que nous avons initié à l’ONU ». Ce changement positif envers Israël a été rendu possible essentiellement grâce à l’acharnement de Nikky Haley qui entendait ainsi faire un cadeau d’adieu à cet Etat d’Israël qu’elle admire. C’est en effet elle, qui a fait pression sur les pays européens en leur rappelant que la Hamas était toujours inscrit dans leur liste des organisations terroristes. Les Américains ont également exercé des pressions sur leurs principaux partenaires en leur faisant savoir qu’ils souhaitaient les voir s’aligner sur leur position et Haley a même affirmé qu’à l’issue du vote, le président Trump lui a demandé quel pays devait-il sanctionner pour son vote hostile. Autre constatation importante : le très net rapprochement des pays d’Amérique Latine en faveur d’Israël.
Le nouveau président brésilien Bolsonaro a tenu sa promesse de se placer aux côtés de l’Etat hébreu et a voté pour la résolution. Idem pour des pays tels que l’Argentine, le Mexique, l’Uruguay, la Colombie, le Paraguay, le Guatemala, le Panama et le Pérou. Par contre les grandes puissances
que sont la Russie et la Chine qui entretiennent de solides relations avec Israël ont voté contre. Quant aux pays d’Afrique qui se félicitent de leur rapprochement avec Israël, force est de constater que celui-ci ne se concrétise pas encore dans les résolutions de l’ONU : La Guinée qui a renoué des relations avec Israël il y a deux ans, a voté contre tandis que le Tchad qui doit les renouer dans les prochains mois n’a pas participé au vote. Enfin, Mr Nétanyaou qui est toujours chef de la diplomatie israélienne
n’aura certainement pas manqué de constater que même les pays sunnites
modérés du Golfe Persique comme l’Arabie Saoudite ou les Emirats Arabes Unis n’ont pas encore traduit leur rapprochement très net avec Israël sur l’échiquier des Nations Unies en vote favorable devant l’Assemblée Générale. Il est probable qu’il faudra s’armer de beaucoup de patience avant d’assister à un changement de tendance de la part de ces nations. Quoi qu’il en soit, ce « succès » relatif pour Israël est incontestablement
le résultat de la politique très pro-israélienne de l’administration Trump
et de l’approche très chaleureuse de Nikky Haley. Il sera particulièrement intéressant de voir si cette tendance se poursuivra avec l’arrivée au poste d’ambassadrice Aéricaine de l’ancienne journaliste de Fox Heather Nauert.
Daniel Haïk

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