18 Tishri 5782‎ | 24 septembre 2021

Impressions du Rav Chlomi Elhadad, responsable communautaire à Sarcelles

Haguesher : Dans quelle mesure avezvous entretenu une relation privilégiée avec le Roch Yéchiva de ‘Hévron durant son séjour à Paris ?
– Rav Elhadad : J’ai eu le mérite d’être aux côtés du Roch Yéchiva pour l’accompagner dans ses nombreux déplacements sur Paris et banlieues. Je l’ai donc accueilli dès son arrivée (de Strasbourg) à la gare de l’Est, l’ai accompagné partout où il devait se rendre jusqu’à son retour, en le conduisant à l’aéroport.
– Lors de vos nombreux trajets en compagnie du Rav David Cohen, vous avez
certainement dû entendre ses impressions de la communauté française  quelles sont-elles ? Il me semble que le Rav est venu avec une idée précise et une sensibilité aiguë de certains dangers spirituels qui guettent les Ba’hourim français, notamment l’attrait des universités, le besoin de se sentir valorisés par le biais d’une carrière professionnelle réussie. Mais, à travers ses visites au sein des institutions et ses rencontres avec de nombreux Rabbanim, il a pu découvrir une autre facette de nos communautés. Il a pris conscience qu’il s’agissait d’un Tsibour de qualité composé d’un bon noyau de Bné-Torah et qui avait, à sa tête, des personnalités rabbiniques compétentes qui représentent le potentiel et les forces vives du judaïsme français. A propos, il a fait remarquer qu’il n’était pas nécessaire que les institutions cherchent à faire déplacer des Talmidé ‘Hakhamim d’Erets-Israël pour enseigner en France puisqu’il y a, sur place, des Rabbanim et des Avrékhim de haut niveau.
– Quel a été le message essentiel que le Rav David Cohen a voulu transmettre aux Ba’hourim français ?
Je pense qu’il a voulu insister sur le haut rang du Ba’hour Yéchiva, en lui faisant prendre conscience de son importance et de sa valeur. Le Ba’hour Yéchiva doit réaliser qu’il a choisi la plus belle voie en s’adonnant à l’étude de la Torah et être convaincu de son statut élevé. Par voie de conséquence, à l’image d’un prince qui ne peut se permettre de se comporter avec légèreté, le Ben-Torah, conscient de sa position, adoptera une attitude noble et exemplaire.
– A votre avis, quelle a été la particularité de ce grand Kinouss organisé à Paris 19e, qui a été considéré, à l’unanimité, comme une très belle réussite ? Outre le contenu même du discours du Rav qui a été d’une grande richesse, cette soirée a été exceptionnelle en raison de l’ambiance qui y régnait. Tout d’abord, la salle était comble, et la présence des nombreux Rabbanim aux côtés de centaines de Ba’hourim était marquante ! De plus, nous avons vécu un moment unique qui pourrait être qualifié de עת רצון où certains avaient les larmes aux yeux lorsque le Roch Yéchiva s’est joint, avec spontanéité et humilité, aux chants et aux danses des Ba’hourim. C’était un Kinouss spécial où les jeunes ont reçu une bonne dose d’attention et d’affection puisqu’au final, cette soirée a été organisée en leur honneur… un Roch Yéchiva d’Erets-Israël s’est déplacé spécialement pour eux !
– Enfin, quelle est la qualité du Rav David Cohen qui vous a particulièrement marqué ? Lors de son séjour, j’ai pu constater sa Messirout Néfech exceptionnelle pour le Klal Israël. Il a eu « un programme non-stop » et s’est investi, corps et âme, pour renforcer nos communautés jusqu’au bout de ses forces !
Propos recueillis par YOKHEVED LEVY