24 Adar 5781‎ | 8 mars 2021

Affluence exceptionnelle pour les cérémonies du Yom Hashoah en France

L’assassinat barbare de Mireille Knoll zal était dans tous les esprits lors des cérémonies organisées à l’occasion de la journée marquant le souvenir du génocide.

« L’affluence était considérable cette année, avec de nombreux groupes scolaires, publics et privés, qui en ont profité pour visiter le bâtiment » : Claude Bochurberg, président de la commission Shoah au Consistoire de Paris et auteur de plusieurs ouvrages sur le génocide, déclare à Haguesher que « la relève est là. La lecture des noms des déportés au Mémorial de la Shoah le jour même où Israël se souvient des six millions de disparus est une habitude désormais ancienne, puisqu’elle date de 1990. Or, il y a toujours foule sur le parvis du Mémorial, avec des centaines de jeunes ». 2018, il est vrai, n’est pas une année comme les autres. L’émotion était à son comble quelques semaines après l’assassinat barbare et antisémite de Mireille Knoll zal, qui avait échappé in extremis à la rafle du 16 juillet 1942. « Le malaise était palpable », rapporte Claude Bochurberg.
La lecture a commencé mercredi 11 avril en présence d’une kyrielle de personnalités communautaires et politiques. Citons en particulier le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le rav Michel Gugenheim, grand rabbin de la capitale, Joël Mergui, président du Consistoire, David et Eric de Rothschild, respectivement présidents de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et du Mémorial, les ministres de l’Education nationale et de l’Intérieur, Jean-Michel Blanquer et Gérard Collomb, ou encore la maire de Paris Anne Hidalgo.
Cette fois, la lecture qui s’est achevée jeudi 12 avant la tombée de la nuit a concerné les déportés des convois 1 à 21 et 71 à 85, les personnes décédées dans les camps d’internement du Sud de la France et celles qui ont été abattues sommairement parce qu’otages ou membres de la Résistance.
Comme en 2016 et 2017, le rav Olivier Kaufmann, grand rabbin et directeur du Séminaire de la rue Vauquelin, a organisé avec ses élèves la prière de Cha’harit. Pour la première fois, ces derniers ont assisté dans la foulée à une longue conférence de plus de deux heures dédiée à la transmission. Elle s’est déroulée dans une salle du bâtiment de la rue Geoffroy-l’Asnier (4e arrondissement). Claude Bochurberg et l’universitaire François Heilbronn, vice-président de l’institution, ont raconté leur expérience commune de militants de la mémoire. Tous deux ont salué la « clairvoyance » du rav Kaufmann qui a su introduire avec intelligence et efficacité l’enseignement de l’histoire du génocide, cette « césure » dans le destin de l’humanité, dans le cursus du Séminaire. Un enseignement destiné notamment à renforcer la vigilance de tout sur ce qui pourrait, ‘has vechalom, se reproduire.
D’anciens déportés ont témoigné aussi devant la foule pendant ce Yom Hashoah parisien, comme Henri Borlant et Milo Adoner, dont Joël Mergui a loué le courage et la vaillance ininterrompus depuis la guerre. Serge Klarsfeld a animé une table ronde sous l’égide de l’association des Fils et filles de déportés juifs de France.
Dans la soirée du 12, un office s’est tenu non loin du Mémorial, à la synagogue des Tournelles, à l’initiative du Consistoire et du président de ce lieu de culte, le docteur Marc Zerbib. Les deux fils de Mireille Knoll zal, Daniel et Allan, étaient présents. La ‘hazanout était assurée par Raphaël Cohen, l’une des plus belles voix du pays et responsable du Chœur juif de France.
Notons encore que l’Association des médecins israélites (AMIF) a organisé sa propre lecture, celle des 201 professionnels ou étudiants en médecine assassinés sous le nazisme, devant le monument aux morts de l’ancienne faculté du 6e arrondissement.
Parmi les cérémonies provinciales, on retiendra notamment celle de la grande synagogue de Lyon, quai Tilsitt, où des centaines de personnes se sont pressées le 11 avril pour commémorer à la fois le Yom Hashoah et le soixante-quinzième anniversaire de l’insurrection du ghetto de Varsovie. De nombreux élus et représentants de la société civile régionale y ont participé.
Malgré le succès indéniable de cette journée, Claude Bochurberg ne peut que se rendre à l’évidence : le souvenir de la tragédie des années 30 et 40 n’a pas mis un terme à l’antisémitisme, plus vivace et inquiétant que jamais en France comme en Europe en général.

En Israël aussi…

Comme chaque année, c’est Anne-Marie Boubli, administratrice du Consistoire chargée de l’éducation, qui représentait le président Joël Mergui à la cérémonie israélienne dédiée aux Français victimes de la Shoah. Elle s’est tenue le 12 avril dans la forêt de Roglit, près de Jérusalem, là où des arbres ont été plantés en souvenir des soixante-seize mille déportés de l’Hexagone. L’ambassadrice Hélène Le Gal y assistait.

Axel Gantz

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